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Visite impromptue (ft Jana Fuchs)

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 Date d'inscription : 16/04/2016

 Crédits : Vox Populi

 Âge du personnage : 31 ans
Lun 2 Mai - 19:55  
 

Visite impromptue
Jana et Catherine


Quelques jours que Catherine a vu Iris décéder et qu'elle a ressenti ce...ce...cette impression de miroir. Elle se voyait par les yeux d'une autre. Plus elle y repensait et plus elle comprenait que la seule personne qui la regardait ainsi était Iris elle-même. Ce n'était pas que la vue, c'était aussi tout le reste. Ce n'était pas son corps qu'elle avait mais bien celui torturé et douloureux de la demoiselle. Elle avait encore ses impressions de coups, de brûlures et autres qui avaient été infligés à la victime. Lorsqu'elle se regardait dans une glace, en ayant l'impression que les hématomes apparaîtraient, elle se sentait ridicule. Elle n'y comprenait rien et n'avait personne avec qui parlait de tout ceci. Jusque là, elle n'avait pas entendu des amis (ou non) benders subir ce genre de sensations. Fallait-il obligatoirement être bender? L'autre bender devait mourir pour créer le lien? Trop de questions s'entremêlaient dans sa tête.

Plongée dans ses pensée, la trentenaire ne regardait pas du tout ce qu'elle faisait. Elle avait traversé des rues bondées, où les voitures fonçaient, sans se soucier des dangers. Ses pas la menaient vers son travail, machinalement, alors qu'il était 8h du matin. D'ordinaire, elle préférait rejoindre le dojo Emeraude pour s'entraîner lorsqu'elle avait des insomnies. Elle s'y défoulait pour relâcher ses nerfs et pouvait ensuite rejoindre les bras de Morphées par l'épuisement. Mais là, l'idée ne lui était même pas venue. L'avantage et l'inconvénient d'être ingénieure était l'absence d'horaire. Ainsi, elle pouvait venir quand elle voulait. Cath ne savait pas si elle serait efficace vue qu'elle était préoccupée mais au moins, elle pouvait essayer de se changer les idées.

Après avoir parcouru le chemin entre son logement et son bureau, la demoiselle gravit les quelques étages qui lui restaient. Au moins, cela la fatiguerait un peu. L'open-space commençait  à se remplir doucement. D'un bref mouvement de tête, elle saluait les gens. Elle n'était pas réputée pour être chaleureuse ou la plus avenante. Par contre, depuis le premier jour où elle était arrivée, elle avait salué chacun. Elle était à cheval sur la politesse. Droite et consciensieuse, ses collègues ont appris à la connaître au fil du temps. Cela restait la façade pour le travail, mais elle était respectée et écoutée. Il ne faudrait pas dire aimé, car elle ne le cherchait pas. Tirant sa chaise, elle déposa son sac à main dans le tiroir du bureau. Assise devant son écran, le jeune femme alluma son ordinaire. D'un coup, elle eut la même impression que lorsqu'elle a vu Iris.

Tout son environnement se mit à tourner et une bouffée de sentiments inconnus commença à l'envahir. Mais que lui arrivait-il encore.
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 Âge du personnage : 22 ans
Dim 8 Mai - 21:03  
 

Ft. Catherine and Jana
 
« Rends-moi ça », articulai-je difficilement entre mes dents.

Ma main agrippait la pantoufle, la tirait, sans qu’elle ne puisse la libérer de son entrave. Pop Corn était un petit et vaillant chien, et têtu comme une mule jaune qui avait jeté son dévolu sur ce chausson abîmé par des années de vie et d’utilisation. Et de maltraitance causée par cet animal sans pitié.

« Lâche ça, petit monstre », grinçai-je à nouveau en tirant ma pantoufle.

Le chien grogna et tira à nouveau, ses yeux s’allumant d’une lueur de malice. Ce combat durerait sûrement sans fin, et il fallait que l’un de nous deux y mette un terme. Sauf que Pop Corn ne semblait pas prêt à le faire lui. Je fronçai les sourcils et l’instant d’après, je lâchai mon emprise.

« C’est bon Pop, tu as gagné. »

Le chien, ravi, emmena sa prise dans son panier en me tournant son arrière-train satisfait. Je soupirai et me jetai sur ma chaise avant de boire un grand verre d’eau, sentant que l’un des pieds était bien plus frais que l’autre. D’un coup d’œil à mon horloge qui indiquait six heures du matin, j’en déduisis qu’il en était huit. Dans une heure je devais me mettre en route vers la faculté et je n’avais pas grand-chose à faire en attendant, hormis observer mon chien qui était très fier de son coup.
Un certain sentiment de questionnement m’habita, mais c’était habituel depuis que j’avais vu cette asiatique, Iris Praxton, mourir devant moi. Mais ce sentiment était maintenant plus fort, comme doublé, et cela me troublait plus que l’agonie de mon chausson.
Pour me détendre et passer le temps, j’attrapais un livre dont je commençais lentement la lecture quand le bruit si distinct d’un ordinateur s’allumant retentit à mon oreille. Sursautant, je laissais tomber le livre qui m’avait tant occupée et jetai un regard aux alentours. J’observai même mon téléphone portable qui restait inexorablement silencieux et éteint, aucune notification n’étant affichée sur l’écran.
Sûrement la voisine.
Pop Corn grognait dans son panier, une personne traversa le couloir, et une autre tira la chasse de ses toilettes. C’était une ambiance sonore tout à fait habituelle pour moi qui l’entendais désormais sans plus l’écouter. Grâce à celle-ci j’avais la capacité à me concentrer dans toutes les situations. M’abaissant pour attraper le livre qui avait glissé sous la table, je me redressais pour me mettre dans une position plus confortable. Sauf qu’à la place de mon salon s’étendait tout autour de moi un bureau d’entreprise.
Et le calme le plus absolu.
Et une femme assise dans sa chaise.
Je clignai des yeux plusieurs fois pour être certaine que je n’hallucinais pas, mais rien n’était moins sûr. Mon studio était désordonné, rempli d’affaires à tous les endroits où il était possible de ranger quelque chose, avec un simple chemin dégagé menant de l’entré à la cuisine, de la cuisine à la table à tout faire, de la table à tout faire à mon lit. Ici, tout était vide et rangé : aucun objet ne semblait se trouver autre part quà la place qui lui était attribuée. Dans mes mains, à la place du livre que j’attendais se trouvait un stylo métallique. Et froid. Je le sentais froid, aussi froid que la pièce autour de moi.
Je levai doucement les yeux vers la femme devant moi, qui ressentait autant d’étonnement que moi. Elle me regardait. Elle me voyait. Je la regardais. Je la voyais. Et je savais ce qu’elle pensait et ressentait alors que je ne la connaissais pas le moins du monde. Et pourtant, elle ne fixait pas un objet inconnu devant elle, non ; elle m'observait moi.
J’ouvris la bouche pour lui parler et un instant s’écoula avant que le moindre son n’en sortit.

« Bonjour… je… vous me voyez ? »

Je déglutis.

« Est-ce réel ? Qui êtes-vous ? »

La curiosité s’empara de moi, aussi forte que mon doute et mon questionnement – ou qu'une certaine naïveté.

« Je m’appelle Jana et je… où suis-je ? »

Je me tournais et retournais pour bien observer les alentours.

« Pourquoi ? »

 
 
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 Date d'inscription : 16/04/2016

 Crédits : Vox Populi

 Âge du personnage : 31 ans
Sam 14 Mai - 13:19  
 

Visite impromptue
Jana et Catherine


Afin de se concentrer sur ce qu'elle avait à faire, Catherine se dit que le meilleur moyen était de jeter ses idées sur papiers. Un papier par catégorie de pensées. Ainsi, elle attrapa son stylo à plume métallique. Elle détestait écrire au stylo-bille. Elle appuyait toujours trop dessus et se faisait mal aux mains. De plus, avec une plume, elle avait une belle calligraphie. Tournant la tête pour vérifier l'avancement de l'allumage de son ordinateur, la demoiselle sentait encore un flottement autour d'elle, comme si elle était prise dans une toile d'araignée ou bien assise sur un nuage. Revenant sur son papier et son crayon, Catherine fut surprise de voir une jeune femme devant elle. Son regard froid se posa sur elle, un brin interrogatif et un peu agacée que l'intruse n'ai pas pris la peine de la prévenir. Un sentiment de surprise, de questionnement mélangés à un peu de naïvité l'assaillit. Aussitôt, elle savait que ce n'était pas ses émotions mais celles de la blonde présente.Immédiatement, elle comprit que cette dernière n'était pas là physiquement et qu'ainsi, elle n'avait pas pu prévenir d'apparaître face à elle.

La brune associa ensuite la situation à celle qu'elle avait vécu avec Iris quelques jours auparavant. Elle eut un léger mouvement de recul et de désappointement, ne sachant pas comment gérer cette situation nouvelle. Et puis, elle se dit que cela devait être lié aux pouvoirs des benders (puisqu'Iris en était une). Encore une évolution des pouvoirs qui allaient être amplifié et glorifié par le commun de la population et cela l'irrita légèrement.

Faisant claqué la langue devant la blondinette, Catherine ne perdait pas sa contenance et reprit le contrôle sur sa personne. Peu d'émotions passaient sur son visage, mais inutile dans cette situation de contrôler ce genre de détail. L'individu était directement connecté à ses sentiments. L'ingénieure ne semblait pas être connectée aux pensées de l'autre. Cela la rassura un mais, brièvement car l'évolution de ce malheur lui était inconnue.

    Vous vous introduisez dans mon environnement, il serait donc plus judicieux de vous présentez en premier. Mais laissons les formalités. Je m'appelle Catherine. Et vous?


La demoiselle répondit. Ainsi, elle rencontrait Jana dans son bureau. Personne se trouvant peut-être à l'autre bout de la Terre (enfin, elle semblait très américaine, donc peut-être pas si loin). La situation relevait de la science-fiction.

    En l'occurrence, pour moi, je suis réelle et vous, une...je dirais comme une hallucination de ma part. Donc je ne sais pas si vous êtes réelle ou si je débloque à parler toute seule dans mon bureau.


Pourtant, elle ressentait au fond de ses entrailles que Jana était bien vivante et quelque part sur le continent. c'était une conviction donc elle ne savait pas trop quoi en penser. Tout était si bizarre et Catherine gardait sa méfiance habituelle, cachée derrière sa réserve officielle.

    Vous êtes dans mon bureau, je pense que cela se voit....et quant au pourquoi, c'est une bonne question. Tout comme le comment? et comment le maîtriser ?


Une intuition l'amena à rattacher la situation à Iris? Tout était lié.

    Vous connaissiez Iris?


Poser la question pouvait lui permettre de savoir si elle avait raison et si elle devait chercher une autre piste.

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