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Intrigue #1 ◊ Tabula Rasa ◊ Conclusion

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Chasing Light
Happiness can be found even in the darkest of times, if one only remembers to turn on the light
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 Crédits : Pitches.

 Âge du personnage : Trop vieux pour vous.
Jeu 7 Avr - 23:50  
 
The Washington Hospital
Les blessés affluent à l'hôpital. Les médecins s'occupent des cas les plus graves, tandis que les autres attendent ou retrouvent leurs familles. Un grand coup vient d'être mis par Upsilon aujourd'hui et toutes les émotions peuvent se lire au sein de l'hôpital.

Le bending de chaque bender présent dans le stade revient petit-à-petit, les effets du gaz se dissipant au bout d'une heure. C'est un soulagement pour tous.

Vous pouvez poster autant de fois que vous le voulez jusqu'à la conclusion de l'intrigue ce dimanche.
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 Crédits : tumblr

 Âge du personnage : 25 ans
Ven 8 Avr - 1:26  
 
The Washington Hospital

Ils avaient finis par rebrousser chemin emmenant avec eux quand même un otage, une certaine Jamie que je ne connaissais pas. Devais-je me dire que j'avais été celle qui avait réussi en grande partie à les faire fuir ? Je ne saurais dire, en tout cas, il était certains que j'allais m'intéresser de très prêt à Upsilon. Adam Montgomery ne m'avait pas dit ce nom là par hasard, et voilà que maintenant ils voulaient des sensers. Cela voulait-il dire qu'ils n'en étaient pas à l'origine ? Possible, mais de nombreuses questions subsistaient, et je n'avais aucune réponse, absolument aucune. Cela ne me plaisait pas, mais pour le moment, je ne voyais pas ce que je pouvais faire de plus. Je ne suis qu'une petite professeur de tir à l'arc. Je ne suis rien d'autres, je suis insignifiante, mais voilà, je suis une senser et cela fait toute la différence ou presque. J'étais particulière, unique ou presque en mon genre. J'avais eu la chance de ne pas être blessée aujourd'hui, une chance vraiment quand je voyais cette pauvre brunette (Kenzie) qui avait pris bien cher par rapport à moi. Mais peut être que ce n'était que partie remise, que cette fois-ci j'avais eu de la chance mais que la prochaine fois ce ne sera pas le cas. Je ne sais pas, mais j'ai à présent un deuxième but dans ma vie. Si je cherche toujours qui a pu tuer mon mari, parce que je suis persuadé qu'il ne serait pas mort aussi bêtement, je devais faire d'Upsilon mon ennemi, notre ennemi, l'ennemi des sensers. Je ne savais pas ce qu'en pensait Eleanor, mais sans doute devait-elle penser la même chose. Que s'était-il passer de son côté ? Je ne saurais dire, mais nul doute que nous allions en parler, de vive voix ou de façon différente, parce qu'elle viendra me rendre visite ou que je lui rendrais visite comme la dernière fois dans son Dojo. Je suis à l'hôpital avec les autres, mais je n'ai pas de blessures, si ce n'est une marque psychologique comme chaque personne présente. J'ai osé tiré sur un homme mauvais. Cet homme a été blessé, mais il ne viendra pas ici, c'est une certitude. Je ne sais pas s'il s'en sortira mais s'il pouvait crever, cela ne me dérangerait pas. Je sais, je peux paraître sans cœur, mais je n'ai pas tellement de pitié pour ces hommes là. J'espère en tout cas qu'ils n'ont pas obtenu de sensers. Je leur ferrais leur fête à un moment ou un autre. Et si je créais mon propre réseau de résistance ? Non, avant de faire cela, je dois en savoir plus sur Upsilon pour que les morts d'aujourd'hui ne soient pas impunies, pour que la mort d'Adam Montgomery ne soit pas arrivée en vain.
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 Crédits : Eclatic

 Âge du personnage : 25 ans
Ven 8 Avr - 11:56  
 
Tabula Rasa
Everybody



J’ai vraiment mal, ce type n’y est pas allé de main morte pour me frapper. Mais tout va très vite. Leur départ, le prénom prononcé… Jaimie. Qui est-ce ? Les sirènes qui retentissent et le sang qui perle le long de ma joue. Je crois qu’il m’a ouvert l’arcade sourcilière. Aïe ! Et mon poignet douloureux. Dès que la tête a cessé de tourner, je me suis agenouillée près de Kenzie, jusqu’à l’arrivée des secours. Je tremble, mais je reste là. Je pense à mon amie, je pense à cette personne qu’ils ont attrapée. Je les retrouverai… Je pense aussi à la peur qui m’habite actuellement. Forte, tenaillante. Quand les médecins sont enfin là, ils m’écartent de Kenzie, malgré ma résistance.

« Je reviendrai te voir quand ça ira mieux Kenzie, je serai là. Tu veux que je prévienne Spencer ? »

Je regarde les médecins, le regard noir. Surtout celui qui examine mon poignet. Moi je n’ai rien, il doit s’occuper d’elle et des autres. Après avoir eu la réponse de Kenzie, je suis repoussée… Il faut que j’attende qu’ils dégagent les blessés, j’irai après à l’hôpital. Mais en m’éloignant, j’aperçois Swann, elle aussi blessée. Ce n’est pas possible ! Je me fraye un chemin jusqu’à elle, la prenant dans mes bras en la voyant. Je lui demande si elle va bien, et je sais que ma voix tremble. Elle aussi, elle doit partir à l’hôpital dans les premiers.

Moi je reste sur place, un peu plus d’une heure. On vient s’occuper de mon poignet, même pas du sang sur mon visage, mais je n’y prête pas attention. Je ne vais pas bien. Pas bien du tout. Upsilon. J’avais raison et je me rends compte maintenant que j’aurais préféré avoir tort. Les mains tremblantes, j’hésite à appeler mon frère… plusieurs fois je sélectionne son numéro… Et quand je finis par le faire… répondeur. Je raccroche, incapable de dire le moindre mot. J’ai envie de pleurer, de vomir, mais rien ne vient. Il n’y a que ce picotement en moi, que je connais bien, qui me sort doucement de ma torpeur. Mon bending. Il commence à revenir… Ma colère aussi. Je chercherai qui est Jaimie, je ferai un article incendiaire sur Upsilon. Je le ferai, même si je dois m’exposer pour cela.

Puis le stade se vide doucement, je file à l’hôpital, sur le conseil des secouristes restés sur place ; Il est bondé. Il y a des lits partout, des gens qui pleurent, des médecins qui courent. Je n’ai rien moi, est-ce que c’est juste ? Des gens sont morts, d’autres sont gravement blessés… et si je perds Kenzie ? Je suis un peu perdue dans cet endroit. Et alors que j’observe tout ce fourmillement, je vois un visage connu…

« Eliott ? »

Pas lui aussi ? Pourquoi est-il dans un lit ? Pourquoi est-ce qu’il a l’air si pâle ? Je me précipite vers lui, inquiète. De ma main valide, je lui caresse la joue, tremblant encore, avant de me rendre compte de ce que je fais.

« Est-ce que tu vas bien ? Upsilon… ils... »

Je n’arrive pas à parler. Ce n’est pas comme si on s’était pris la tête lors de notre dernière entrevue en plus. Je voudrais le détester. Je voudrais ne pas avoir mal à le voir lui aussi dans cet état… mais ça ne marche pas.

« J’suis désolée, t’as besoin de te reposer… »

Quel chaos… mais quel chaos !

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Eleanor Young
Pitch Framboise
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 Âge du personnage : 28
Ven 8 Avr - 17:30  
 
Intrigue #1 ◊ Tabula Rasa
Tout le monde

Eliott souffre, Swann aussi et Joey est inconsciente. Les autres autour de nous ne semblent pas dans un meilleur état. Il ne reste que la jeune femme pleine de fougue et surtout blessée à la jambe qui continue de se battre. Comment y arrive-t-elle ? Peut-être que cela aide de ne pas avoir un de ses proches au sol ou de ne pas savoir ce qu'advient un autre proche, perdue de vue depuis les explosions.
Mon coeur rate un battement lorsqu'un des membres d'Upsilon crie que la police arrive. Une lueur d'espoir m'envahit : la fin de ce calvaire est proche, même si tout ne fait que commencer. Upsilon ne va pas en rester là. Dire qu'ils sont de retour était une chose mais n'est certainement pas la dernière. Et leur première action est de prendre en otage la pauvre Jamie. Cette Jamie qui a voulu nous défendre et qui en paye le prix. Je refuse qu'elle soit leur première victime. Pas sous mes yeux, pas comme ça.
« Non ! Lâchez-la ! ». Je crie en me levant d'un bond. Mais je n'ai pas de maîtrise et certainement pas d'armes à portée de main. Un vieux débris à mes pieds me donne une idée. Je le lançe et rate ma cible, voyant, impuissante, Upsilon et Jamie inconsciente se faire la malle. Je crie alors de rage, les larmes coulant sur mes joues, comprenant enfin que je ne peuxplus rester les bras croisés dans ma vie monotone d'avocate. Qu'être Senser est dangereux tout en étant une force.
Et que clairement, je ne peux pas laisser Upsilon s'en tirer de cette manière.

La police arrive pour défoncer la porte alors que je retourne auprès d'Eliott, m'assurant qu'il ne tombe pas dans l'inconscience. Je lui répète que tout va bien désormais, inversant nos rôles. La petite sœur s'occupant du grand frère. Nous nous faisons évacuer vers l'hôpital rapidement avant d'être séparés. Et je me retrouve seule, en plein milieu de ce hall, me sentant à la fois impuissante et honteuse. Impuissante d'avoir laissé de telles choses arriver et honteuse de m'en être bien sorti. De nous quatre, je suis la seule à m'en sortir sans réelle blessure et je m'en veux. Mes sentiments réagissent de façon irrationnelle car je n'aurais jamais pu empêcher tout ceci d'arriver. Seulement j'aurais probablement pu empêcher Eliott de se prendre une balle à ma place. J'aurais pu...

J'ai froid et je suis au bord des larmes au milieu de ce hall remplis de visages inconnus. Mon portable est à plat et je n'ose pas bouger. Je veux avoir des nouvelles mais n'arrive pas à bouger. Les médecins se sont rapidement occupés de moi sans s'attarder, s'étant rendu compte qu'il n'y avait pas grand chose à faire. Alors les minutes passent et je vois l'horreur autour de moi. Des blessés, des morts, des cris et des pleurs. Je n'ai même plus la notion du temps. Cette soirée n'aurait jamais dû se terminer ainsi.

« Ellie ! »

Je me retourne pour voir Emmeryn et Wren foncer vers moi. Les larmes menacent de couler à nouveau même si un poids se soulève : je ne suis plus seule et Emmeryn va bien. Je fonds en sanglot dans les bras de Wren tandis que ma main vient chercher du réconfort dans celle de ma jumelle. Les querelles sont derrière nous ce soir et ce n'est pas pour me déplaire.
« Il est... Il est... Il a été touché par une balle à la jambe et il divaguait et...», dis-je en sanglotant, sans pouvoir en rajouter plus. Maintenant que je me sais en sécurité, je lâche prise et suis dans un sale état. Les événement me reviennent peu à peu en mémoire et étrangement, j'ai l'impression que ma maîtrise fait de même. Je m'éloigne de Wren et me reprends, ravalant mes larmes dans une inspiration tremblotante. « Je n'ai pas réussi à aller le voir encore. Ni même à bouger d'ici... » J'admets ma faiblesse sans honte. Ils ne disent rien mais font en sorte qu'on avance vers les lits et vers les chambres. Mais en s'approchant de celui d'Eliott, je vois Casey s'éloigner. Elle aussi dans un sale état mais en vie. Une autre qui a eu de la chance, comme moi. Je leur fais signe d'aller le voir en premier, que je les rejoindrais plus tard, avant d'aller voir Casey. « Hey ». Sourire en coin, voix timide, je ne sais pas quoi dire mais j'essaye de formuler quelque chose. Nous venions visiblement de vivre le même calvaire alors prendre des nouvelles est la moindre des choses. C'est étrange de se dire ça alors qu'il y a à peine dix minutes, j'étais dans un piteux état. Mais le réconfort fait son effet, je suppose.
acidbrain


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 Âge du personnage : 31 ans
Ven 8 Avr - 23:23  
 


HOPITAL POST WAR

 Mes mains serraient ma jambe avec ardeur. Il n'était pas le temps de flancher, pas le temps de perdre connaissance alors que c'était l'unique chose que je voulais faire. Dormir. Je regardais au loin le corps assommé de ma confiante et amie, Joey. En espérant que ces connards finiraient par comprendre qu'on ne vendrait personne, elle resterait simplement assommée et non tuée par ces barbares.

Malheureusement, je n'étais plus en capacité d'aider qui que ce soit. Et c'est plutôt la blondinette qui m'aida. De sa main valide, elle appuyait sur ma blessure et c'est seulement maintenant que je comprenais qu'elle avait peut-être un caractère de feu et impulsive, mais elle était comme moi. Parlant plus peut-être. Mon regard se posa sur elle. Un « Merci blondie... » crispé sortit de mes lèvres avant de resserrer les dents.

Mon mal au crane était de pire en pire, je me sentais divaguer et je savais que ma sœur était là parce que je l'entendais me parler les sanglots dans la voix. Ma sœur parlait à voix basse, je riais. Je l'entendais parler et je tenta de capter son regard. « Tu parles, t'aurais rien fais avec ta flotte, soeurette, une bonne cautérisation et c'était classé... » Il était bien mieux d'avoir les deux capacités, ma sœur aurait nettoyé la plaie et j'aurais eu mal, mais j'aurais pu m'arrêter de saigner grâce à mon feu.

Ce que je captais par la suite était un peu moins simple. Mon état m'empêchait de comprendre le tout du tout mais je compris que ces bâtards avaient pris en otage la seule personne qui était venue nous aider, la jeune femme. Ma sœur l'aida, ça j'en suis certain, je l'ai même entendu parlait. Je savais que blondie était aussi partie prêter soutient pour tenter de la libérer, mais vu que sa main partie de ma blessure, le flot de sang reprit de plus belle et je m'évanouis.




Quelqu'un m'a pris en charge il y a peu. J'ai un beau pansement, la jeune doctoresse qui s'est occupée de moi m'avoue que la balle n'est pas passée bien loin d'une des veines principales de ma cuisse et que malheureusement, elle a défoncé un tas de vaisseau sur son passage, m'expliquant que c'était pour cette raison que j'ai perdu tant de sang. Je regarde à côté de moi, le sang dans une sacoche en plastique, les yeux dans le vague. J'ai perdu ma sœur, Joey et blondie dans l'historie. Je suis dans un couloir, car il n'y a plus assez de chambres pour tous, entouré d'autres blessés dû à cette histoire, à ce calvaire.

Le manque de sang me laisse ce mal de tête incessant, mais cependant, lorsque je rouvre mes yeux, je suis toujours au même endroit et c'est en voyant la peau dorée et brune de mon ex que je reprends un peu de vie. Elle vient même caresser ma joue, je ne dois pas être dans un bon état pour recevoir tant de gentillesse de sa part. « euh… j'ai pas tout compris à l'histoire en fait… J'ai un peu la mémoire en compote après que je me suis pris une balle... » Je lui fais un sourire, comme si j'étais le mec qui avait sauvé la planète alors que non, j'ai sauvé ma peau. Elle s'excuse, trouve que c'est déplacé peut-être. Ma rancoeur est ailleurs, je n'ai pas de sentiments mauvais en ce soir triste. « ça va toi ? » Mais je sais que ma question fait mouche car je vois les trois personnes les plus importantes de ma vie arriver.

Ellie reste en arrière car elle sait que j'ai besoin de voir les deux autres avant, j'étais si inquiet pour eux, lors de l'attaque. Mon coeur se desserre en voyant ma petite sœur saine et sauve que j'en ai les larmes aux yeux. Peur de ne jamais revoir mon meilleur amis qui avait décidé de bouder dans son coin ce soir. Au loin, je vois bien qu'Ellie parle à Casey. Mais mon esprit est concentré sur les questions que me pose les deux autres. « Mais bien sûr que je vais bien, attends je suis au top de ma forme ! »
acidbrain


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 Âge du personnage : 25 ans
Sam 9 Avr - 20:53  
 
Tabula RasaLes corps s'amoncellent autour de nous. Ils tombent tels des flocons de neige encore solides. Beaux et froids. Glaçants. Je n'ai pas eu le temps de protéger la personne à côté de moi. Ses yeux sont restés fixés dans les miens avant de partir à jamais. Son âme s'envole et les tirs continuent. Après ça, tout se passe dans une ambiance cotonneuse, rouge de sang. Je me vois me faire un garrot rapide avec un bout de mon T-shirt. Je cris à des gens de se couvrir la tête. Se cacher pour survivre. J'appuie sur la blessure de quelqu'un d'autre en espérant arrêter l'hémorragie. Dans le bourdonnement général, j’aperçois Kenzie s'approcher. J'entends à peine sa voix mais son geste est clair. Elle me glisse l'arme, que je considère une seconde avant de m'en saisir. Déjà prête à tirer, je les vois s'en aller. Ils tiennent une fille. Je ne sais pas qui c'est. Je lâche l'arme, presque déçue. Je regarde Kenzie, allongée sur le sol, des blessures pleins le corps. Je rage tandis que la police pénètre dans les lieux. Casey s'occupe de Kenzie alors je m'occupe de l'inconnu qui ne s'arrête pas de saigner. Ça coule et ça coule. Je me dis qu'il pourrait très bien être un de ceux prêts à nous livrer en pâture. Mais après tout, ça n'a plus vraiment d'importance. Une infirmière m'écarte doucement. Son sourire contrit m'énerve sans raison. Sa pitié bienveillante ne me fait rien. Un pompier remarque mon garrot et insiste pour que j'entre dans une ambulance. Kenzie est partie depuis un moment déjà. Je résiste pour la forme mais quand je vois que la plupart des gens ont été embarqués, je me résigne.

L'hôpital est bondé. C'est un épisode de Grey's Anatomy en direct. Il y en a partout. Des survivants comme des vivants. Il n'y a pas les morts, ceux-là sont cachés. Pourtant c'est eux que la majorité des vivants pleurent. J'essaye de voir si Swann est là. Je ne sais pas si je le veux. Mais ne pas la voir pourrait aussi dire qu'elle ne s'en est pas sortie et je ne préfère pas y penser. Et je ne préfère pas penser à pourquoi je ne veux pas y penser. Comme je ne veux pas imaginer pourquoi j'ai si mal de savoir Kenzie trouée de partout, telle un mannequin des stands de tirs. Mon empathie est trop grande. Cela fait des mois que je me dis que je gère ses sentiments superflus avec brio et voilà qu'en quelques minutes tout est remit en question. Je dois me reforger mon armure. Celle qui me protège de moi. Qui protège les autres. Et je ne vais pas pouvoir me la reforger ici. L'hôpital, c'est l'empathie à son summum. Les gens sont aux petits soins pour vous et quand ce n'est pas le cas ils vous pansent ou pensent vous panser de paroles réconfortantes. Je sais déjà que je ne pourrais pas passer la nuit ici. Je ne pourrais pas le supporter. Et l'alcool sera sûrement mon ami du moment. Le seul sur qui je peux compter. Le seul qui compte parce qu'il ne me déçoit jamais. Et je ne peux pas le décevoir non plus. A peine m'as-t-on branchée que je veux tout défaire. On me dit que je dois avoir quelques points de sutures mais que ça ira. Ils ne peuvent pas s'occuper de moi pour l'instant alors je dois me montrer patiente. Ce que je ne suis pas franchement.

J'attends quelques minutes avant qu'un interne ne vienne me recoudre. « Je pourrais partir après ça ? ». Mon ton est si las, ma voix si rauque, que je ne suis pas sûre de me reconnaître. « Un docteur devra venir faire un diagnostique final. Mais vous devrez probablement passer la nuit ici. Elle est déjà bien avancée. » Ma mâchoire se serre tandis qu'il passe son aiguille dans ma chair. Je me suis rapidement habituée à la douleur. « Je ne dormirai pas ici. » Ce n'est pas une demande, c'est un fait. Il en est tout simplement hors de question. J'ai besoin d'être seule. J'ai besoin de mon bouclier invisible, qui s'est momentanément échappé. J'ai besoin de me laver le cerveau. D'arrêter la tombée des flocons de neige dans mon esprit. « Nous verrons ce que nous pourrons faire mais je ne peux rien vous garantir. Cela dit, nous auront peut-être besoin du plus de place possible. » Il lève les yeux un instant sur la foule qui déambule dans les couloirs, complètement perdue. Puis il regarde ce que ses mains font et je prends le relais. Ils airent comme des zombies. Des zombies aux cœurs fêlés. Je crois voir passer Casey et je grimace en pensant que j'en suis, si ce n'est contente, un minimum soulagée. Pour Kenzie qui n'aura pas à subir sa perte. Mais alors je pense à Kenzie et son T-shirt imbibé de sang et j'espère qu'ils s'occupent d'elle. Je m'impatiente de plus en plus. Je ne veux pas être là alors que d'autres se sont pris une ou plusieurs balles. L'interne remarque mon impatience et m'explique que je devrais rester ici jusqu'à ce qu'on me dise que je peux partir. Je hoche la tête pour la forme. Je jette un coup d’œil à l'horloge. J'attendrai deux heures avant de m'en aller. Deux heures à ne penser qu'à Kenzie et à tous ceux qui ne s'en sont pas aussi bien sortis que moi. Tous ces gens, touchés ou non, traumatisés à vie. Et mon bouclier s'éloigne un peu plus.
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 Crédits : Eclatic

 Âge du personnage : 25 ans
Sam 9 Avr - 23:10  
 
Tabula Rasa
Everybody



J’ai peur. Et cette sensation est atroce. Je souris à Eliott, toujours fort même en s’étant pris une balle. J’aurais pu le perdre lui aussi, même s’il n’est plus à moi. Dire qu’on était prêts à se sauter à la gorge la dernière fois. Mais quand il me demande comment je vais… Je lui montre mon poignet bandé, d’un sourire las. Ça et le beau bleu que j’aurai au visage, ce sont les seules séquelles visibles que je porte de cette attaque. Mais les nerfs, par contre… Je retiens un sanglot, mais il me connait, je sais que même s’il me déteste aujourd’hui, il sait toujours lire en moi. Mon visage se ferme, je refuse de pleurer.

« Pas bien… »

C’est tout ce que j’arrive à dire avant de m’écarter, et de tomber sur Ellie. Elle aussi, je le vois dans ses yeux. Elle y était. Même pas besoin de trouver une preuve physique, je le sens, je le sais. Et je ne sais pas pourquoi, le seul réflexe qui me vient en la voyant, ce n’est pas de lui répondre, c’est de la prendre dans mes bras. Nous n’avons jamais été proche, ou vraiment amie elle et moi, mais elle est la sœur d’un homme qui a beaucoup compté pour moi et c’est surtout une personne qui ne m’a jamais laissé tomber. Quelques larmes m’échappent alors que je l’étreins.

Puis je m’écarte d’elle et balaye l’hôpital du regard, pour essayer de me redonner bonne contenance. J’aperçois Alyssa, à qui j’adresse un sourire faible. Puis mon attention se reporte sur Ellie.

« Je suis contente de voir que tu es là. Tout ça c’était… J’ai du mal à réaliser. J’enquêtais sur eux depuis longtemps, je savais qu’ils étaient encore parmi nous… mais c’était si brutal… »

Eux, Upsilon. Je les traquerai, c’est certain. Avec encore plus d’acharnement désormais.

« Je me suis sentie si impuissante… Une de mes amies s’est pris deux balles. J’aurais pu la perdre, et là je viens de voir pour ton frère. Et j’ose pas rentrer chez moi, je ne peux pas les laisser, alors que je ne peux rien faire. Rien du tout… »

J’ai voulu être journaliste pour empêcher ça, pour la vérité, pour protéger les gens et que les erreurs du passé ne soient pas de nouveau commises. Foutaises. Je n’ai servi absolument à rien. Kenzie se fait soigner, et je ne peux rien faire. Eliott est blessé, et je n’ose même pas rester auprès de lui.

« Je crois qu’à part distribuer du café à tout le monde, je ne serai vraiment d’aucune utilité…  Tu devrais être avec Wren, et surtout avec ta famille… »

Je désigne le trio là, derrière nus, un peu triste de n’avoir pour ma part, personne de ma famille. Elle ne doit pas se couper d’eux, surtout dans un moment pareil.

« Va les voir, Ellie. Je sais ce que tu fais, en restant là, je sais que tu t’en veux, même si je ne sais pas pourquoi. Je suis passée par là, et ça ne s’est pas très bien passé pour moi. Ne fais pas la même erreur. Te crois pas coupable de quoi que ce soit, et va les voir. »

Je lui adresse un sourire d’encouragement. Moi j’ai fait le choix de me couper de ma famille, parce que je me sentais coupable. Coupable d’être l’enfant d’une liaison extraconjugale. Coupable de ce que mon père biologique avait pu faire. Coupable de vouloir être aimée à en faire des conneries. Et je me sens exactement dans cet état, là, maintenant… Mais elle, elle peut s’en sortir, avec eux. Peut-être que je vais vraiment distribuer le café à ce rythme…

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 Âge du personnage : 31 ans
Dim 10 Avr - 11:56  
 


HOPITAL POST WAR

 Des images traumatiques de personnes avec des blessures, du sang, des regards perdus, des larmes, trop de souvenir de guerre me reviennent en mémoire. Je suis entouré des gens que j'aime, mais je ne peux pas être faible devant eux, parce qu'il compte sur moi pour supporter ce choc. Alors, je les congédie de façon brutale certes, mais ils me connaissent, ils savent que maintenant, ce n'est plus qu'une réflexion entre moi et le monde. Je n'ai pas besoin de les avoir à côté de moi pour être sûr de leur soutien, c'est pour cela que je leur adresse un faible sourire. Wren repasse devant Ellie après sa discussion avec Casey, il l'enlace, l'embrasse et puis lui glisse des mots dans l'oreille. Elles parlent et je n'ai pas de rancœur envers cet acte car c'est l'incompréhension qui prends part de moi. Dû à ma blessure, je ne sais pas trop que faire, je ne sais plus trop bien et l'unique façon de savoir réellement, c'est de demander à quelqu'un qui était là lors de l'assaut. Une blonde, le dos qui m'est tourné parle avec une infirmière, j'entends tout et pour amorcer la conversation, je lui dis : « Oh ! Y a pas que toi qui ne veux pas dormir ici ce soir. » Je suis immobilisé dans ce lit, comme si c'était moi le prisonnier. Prisonnier comme tous les autres blessés par cette attaque. Le destin se retourne contre nous.

Des images d'horreur me reviennent et je ferme les yeux, je tente de les faire disparaître. Ces femmes et ces enfants, maris, frères, pères, qui sont tombés au combat. Le camp adverse, c'est la même angoisse, la même peur pour les siens. Je sais faire la différence entre mon imaginaire et ma vie. Je sais que je suis en train de sombrer. Ne pas parler de ce qui vient de se passer ne risque pas de me faire du bien. Je secoue la tête, c'est certainement un choc post traumatique, je divague, il ne faut pas que je regarde ça. Je ferme les yeux et je tente de saisir l'infirmière mais rien n'y fait. Je divague peut-être du à la perte de sang. Elle a plus urgent à voir, pas maintenant. Je tente de fuir la lumière, je suis comme un animal déjà mordu, je sais que la fin approche. C'est étrange, je sais que j'en suis sorti mais, en fait non. Je viens seulement d'entrer dans le pire de mes cauchemars. Au loin, il y a cette brune que j'avais déjà vu à la marche pour Iris Paxton, que j'avais déjà vu dans mon bureau au travail. Lucy. Je sais qu'elle me reconnaît à cette lueur dans ses yeux et la seule chose que j'ai envie de faire, c'est de pleurer, de me vider de toutes mes émotions, mais bien entendu, les garçons n'ont pas le droit de pleurer. Même dans la plus vive des douleurs. Un représentant de la loi ne peut se montrer humains après ça. Je mords mes lèvres, je sers les poings, je tente de trouver une distraction quelconque, mais non, rien n'est là, rien ne me vient. Je me perds et je revois ce sang, ces blessures, ces regards perdus, ces larmes et mon monde ne se résume plus qu'à ça. Plus qu'à l'horreur. Ils ont tué l'innocence de Washington.
acidbrain


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Mackenzie Kellaghan
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Dim 10 Avr - 19:45  
 
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Alyssa, Casey, Lucy & Kenzie
It's the eye of the tiger, it's the thrill of the fight. Rising up to the challenge of our rival and the last known survivor stalks his prey in the night and he's watching us all with the eye of the tiger ▬ SURVIVOR

Le repli est presque inespéré, mais pas illogique. Leur leader touché, ils ne pouvaient pas rester plus longtemps. Mais leur fuite à un effet domino. Ils ne sont plus là et le silence qui s’installe est oppressant. Assourdissant. Effrayant. Jusqu’à ce que la police ne débarque. Et le bruit ferait mal, si le soulagement et le fait de réaliser que tout était fini, qu’elle était en vie, n’avaient pas pour effet de faire disparaître petit à petit l’adrénaline. La douleur s’installe. Le sang ne cesse de couler et c’est au bord de l’inconscience qu’elle entend Casey lui poser une question. La question.

Kenzie tente de la fixer du regard, pendant que les secouristes, ou médecins, ou peu importe ce qu’ils sont regardent ses blessures. Elle essaie de se concentrer, mais les mots de Casey ne s’enregistrent pas. Elle grogne, simplement. Peut-être un oui. Peut-être un non. La question ne peut se poser de toute façon, le numéro de Spencer est dans un téléphone perdu dans le bain de sang que sont devenus les gradins.

Elle tente de ne pas lâcher Alyssa du regard pendant qu’ils la posent le plus délicatement possible sur un brancard. Elle tente de lui demander de retrouver Swann, mais elle ne fait que grogner. Et alors que les portes de l’ambulance se referment, que le secouriste s’installe à ses côtés, elle ferme les yeux.

Reprendre connaissance la plonge dans un cauchemar dont elle aimerait se réveiller. Son lit longe le mur d’un couloir et la cacophonie de l’hôpital l’effraie. Elle tremble, mais elle cache ses traitresses de mains sous la couverture et serre les poings dans l’espoir que cela cesse. Le médecin qui n’a que deux minutes pour s’arrêter tente de la rassurer, mais son esprit troublé ne retient pas tout et ils savent tous les deux, que quelqu’un devra lui réexpliquer demain. Mais demain le monde n’en sera que plus fou et Kenzie ne sait pas si elle veut y arriver, à demain.

Aucune artère n’a été touchée. Aucun muscle n’a été grandement affecté. Aucun os n’a même été frôlé. De la chance, qu’ils disent. Elle aurait envie de rire. Elle étouffe un sanglot et serre un peu plus les poings. Du repos. Interdiction de marcher. Interdiction d’utiliser son bending. (Est-il seulement revenu ?) Antidouleurs quotidiennement. Et du repos. Et c’est peut-être le choc, la panique, la terreur qui parlent, mais elle s’en fiche. Sortir du lit est quelque chose qu’elle n’arrive pas à imaginer.

L’esprit embué par les antalgiques, elle observe d’un œil les retrouvailles familiales. Sa gorge se serre. La sienne doit être morte d’inquiétude. Et elle n’a pas son téléphone pour les prévenir. Elle est en vie. Et Spencer… Difficilement, elle avale sa salive. Qu’est-ce qu’elle ne ferait pas pour être de l’autre côté du pays, dans un appartement qu’elle n’a jamais vu de ses propres yeux, mais qu’elle connaît par cœur. Dans un lit où elle ne s’est jamais couchée, mais qui, elle le sait, n’attend qu’elle. Dans les bras qui lui ont toujours fait oublier le monde et qui lui manquent un peu plus chaque jour.

Elle ferme les yeux. Elle est en vie. Et ces deux trous qui parsèment son corps, qui brûlent faiblement, ne le lui rappellent que trop bien. Elle est en vie. Mais est-ce une chose à célébrer ?



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Jeu 14 Avr - 18:17  
 
Tabula RasaL'aiguille entre et sort. Elle voyage à l'intérieur de ma peau. Elle ne picote presque plus à présent. L'infirmier m'a endormi la jambe. Ou une partie de la jambe. Je n'ai pas trop compris comment ça fonctionnait. Je n'ai pas trop écouté, surtout. J'ai juste retenu que je ne pourrais pas la bouger avant plusieurs heures. Ils m'obligent à rester là. Mais dès que je pourrais la poser sur le sol sans tomber, je m'en irai. Je n'en peux déjà plus de ces cris, ces pleurs, ces effusions d'amour et de chuchotements affectueux, et cette peur. Cette peur qui plane tout autour de nous. Au-dessus. Elle s'infiltre dans chaque espace vide. Elle est là même quand on l'oublie. On la sent, si ce n'est en nous au moins dans les autres. Ils l'ont laissé entrer dès lors qu'ils ont balancé leurs armes devant nos yeux. Ils lui ont ouvert les portes en grand. Maintenant, elle se régale. Elle jubile et on ne peut rien faire. Parce que l'ennemie est devenue nous. Et si j'aimerais me dire que je la contrôle, je sais qu'elle me contrôle aussi.

L'interne a fini. Il se relève en me rappelant de ne pas bouger. Je grimace mais ne dit rien. Puis derrière moi j'entends cette voix. Un homme confirme mes propos ; lui non plus ne veut pas dormir ici. Je me retourne difficilement. Ma jambe est effectivement très lourde mais, surtout, je découvre que je me suis sans doute fait plusieurs bleus en tombant. Je reprends ma respiration avant de relever les yeux vers lui. Je l'évalue du regard, je cherche ses plaies que je trouve facilement. Il est mal en point, c'est peu de le dire. Certainement pire que moi. « Dès qu'ils ont le dos tourné et que je peux bouger cette foutue jambe, je me barre d'ici. » Je fais attention à ne pas trop hausser la voix. Ils ne sont pas flics mais c'est tout comme. Je ne sais pas si l'homme pourra en faire de même, cela dit. Il a mal. Physiquement et psychologiquement. Peut-être comme tout le monde. Peut-être un peu plus. « Je ne sais pas si tu pourras sortir cette nuit... » Pas besoin de mots. On sait sans doute tous les deux pourquoi je pense ça. Mais avec un peu de chance, ils t’assommeront de médicaments. » Ce qui ne doit pas être si mal que ça, finalement. Ne plus rien sentir. Tout oublier.

Quand son regard attache quelque chose, je me tourne pour voir ce qui se tient devant ses yeux et les captivent un instant. J'aperçois Lucy. Je lui souris. Un petit sourire, juste pour dire que je la reconnais et que j'apprécie la voir en forme. En forme physique, du moins. Et puis je refais un tour de salle. J'essaye d'apercevoir Kenzie. M'assurer qu'ils s'occupent d'elle. Qu'elle va bien. Que quelqu'un est avec elle. Je veux voir Swann. J'examine chaque tête blonde du mieux que je peux. Mais certaines disparaissent trop vite. Je veux la voir puis dire à Kenzie qu'elle va bien, que tout le monde s'en sortira. Et puis je veux retourner dans ma bulle d'alcool. Derrière mon bouclier brumeux qui m'empêche de réfléchir, de trop ressentir. Qui fera disparaître les flocons de neige et le rouge. Qui les chassera et me laissera penser à Upsilon. A la raison de leur attaque. Les sensers. Nous. Nous étions la proie et ils auraient pu nous avoir. Peut-être que la prochaine fois, ils nous auront. Parce qu'il y aura forcément une prochaine fois. A laquelle il faudra qu'on se prépare. Parce que ce soir était horrible. Mais ce n'est probablement que le commencement.
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Chasing Light
Happiness can be found even in the darkest of times, if one only remembers to turn on the light
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 Âge du personnage : Trop vieux pour vous.
Dim 17 Avr - 22:59  
 
Stade puis Maison des Montgomery
La voiture de Robert venait d'arriver au premier feu rouge lorsque les explosions se firent entendre. Le sang de Robert se glaça. « Faites demi-tour. » Le chauffeur, interloqué, se permit un « Monsieur... ? » avant de se faire instantanément couper la parole. « Maintenant ! » Le ton était dur, fermé à toute discussion. Le chauffeur s'exécuta alors sans demander son reste. Le spectacle qui s'offrit à eux les affligea et Robert comprit rapidement que l'histoire avait décidé de se répéter.

Robert et son chauffeur sont restés plantés là devant le stade, attendant une quelconque action des forces de l'ordre. Pour la première fois depuis longtemps, Robert s'est senti impuissant. Son cerveau en ébullition a pourtant essayé de trouver une solution pour les pauvres gens coincés dans le stade avant d'en arriver à la conclusion qu'il devait, pour cette fois, laisser la police faire. Seulement Robert est décidé à ne pas laisser l'histoire se répéter. Il envoie un message simple à sa famille « Rendez-vous à la maison dans une demi-heure » et retourne chez lui alors que la police se décide à entrer dans le stade. Les choses allaient s'arranger par ici mais tout ne fait que commencer.

« Remettre en place la résistance ? C'est ça que tu proposes, Robert ? », demande Jessica en regardant son beau-père dans les yeux. La famille Montgomery est réunie autour de la table de la salle à manger de l'ancien président. Son plan est fou mais il sait qu'il n'y a pas d'autres alternatives. Pas quand Upsilon revient sur le devant de la scène. Il plonge son regard dans celui de Jessica avant de lui répondre. « Il n'y a pas d'autres solutions, Jessica. Je sais que tu as beaucoup perdu mais... » « Okay. » Le plan qui lui a semblé insensé est alors approuvé par ses deux filles et sa belle-fille. Robert ne peut s'empêcher de sourire. La résistance va donc renaître de ses cendres grâce à elles, grâce à eux. L'histoire ne se répétera pas. Ou alors si, Upsilon ne gagnera pas encore une fois.


QG d'Upsilon
Debout, calé contre une table Chandler attend. Les secondes passent, se transforment en minutes et la télévision allumée bannit le silence assourdissant qui occupe le QG. Il voit les policiers amassés à l’extérieur du stade et l’incapacité des reporters à dire exactement ce qu’il se passe à l’intérieur. Un sourire satisfait s’étend sur ses lèvres, jusqu’à ce qu’il ne voit l’assaut des policiers être lancé. Ses hommes sont-ils sortis à temps ? La réponse leur vient une minute plus tard. Le talkie-walkie crépite, crache quelques instants, le temps que la fréquence ne se stabilise avant que la voix de Chef ne se fasse entendre. Quelques blessés, aucun senser, mais la nièce de Leslie capturée. Les choses ne se sont pas passées comme prévu, mais elle ne semble pas plus perturbée que cela et Chandler doit admettre que c’est une bonne occasion qui se présente à eux.

Deux ordres et le QG est prêt à accueillir les blessés. Un dernier, et l’une des chambres est prête pour accueillir Jamie qui, il l’espère, se sentira comme à la maison.

« Il va falloir qu’on parle de ce que tu veux qu’on fasse d’elle. » Caché derrière l’écran de surveillance, il observe ses hommes déposer Jamie sur le lit. Leslie ne répond rien, se contente d’un simple acquiescement, mais ça ne lui suffit pas. « Tu es prête à aller jusqu’au bout ? » Il lit très bien l’agacement dans les yeux de sa comparse, mais il lève un sourcil pour la forcer à répondre. Les demi-silences ne fonctionnent pas dans leur milieu. Et s’il doit prendre la situation en charge, il a besoin de le savoir. « C’est une Appleby. Elle peut encaisser. » Soit. « Très bien. Tu connais les règles, fait en sorte qu’elle ne te voit pas. »

Lorsqu’il retourne dans la pièce principale, c’est pour y voir un chaos organisé comme il les aime. Il laisse quelques secondes s’écouler avant de frapper dans ses mains pour attirer leur attention. Non pas qu’il en ait besoin, tous les regards sont déjà tourné vers lui, mais c’est toujours bien de faire semblant.

« Messieurs ! Et mesdames, s’empresse-t-il d’ajouter. Les choses ne sont pas déroulées comme prévu, mais nous avons ce que nous voulions. Deux objectifs sur trois sont de très bons résultats, mais je suis sûr que la prochaine fois, vous saurez faire mieux. Soignez-vous, reposez-vous, réjouissez-vous ! Upsilon est officiellement de retour et nous pourrons bientôt revenir au statu quo. Dès demain, les choses se mettront enfin en place. Soyez prêts. Soyez discrets.  »

Chandler jubile, mais il n’est pas stupide. Le retour d’Upsilon réveillera l’héroïsme stupide des Montgomery et il sait que Robert cherchera à lui mettre des bâtons dans les roues. Tout ne fait que commencer, mais il est prêt. Benders, sensers, immondices de la nature seront éradiqués.


Hôpital
Les proches affluent de toute part pour prendre des nouvelles. Toutes les émotions se mélangent dans ce hall. Les médecins s'affolent et décident de manière unanime de faire du tri. Ils ne peuvent plus gérer tout le monde et décident donc de ne garder que les cas graves ou non traités. Blessés légers ou rescapés doivent rentrer chez eux désormais, sans exception possible. Les proches, quant à eux, sont redirigés vers la salle d'attente. Ils peuvent, s'ils le souhaitent, y passer la nuit. Un numéro leur est fourni dans le cas où certains préfèrent rentrer chez eux. Une longue nuit attend tous les Washingtoniens et rien de ce qu'elle annonce pour la suite ne semble bon.


Informations HRP
◊ Ceci conclut donc cette première intrigue ! Nous vous remercions d'y avoir participé et espérons qu'elle vous a plu !
◊ Nous nous excusons d'ailleurs pour le délai d'arrivée de cette conclusion.
◊ Les nouveautés arriveront sous peu. Vous pouvez, cependant, commencer à poster des sujets post-intrigue datant du lendemain, mais ne vous avancez pas trop dans le futur ! :)
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