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Dim 6 Mar - 15:38  
 
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Roshan & Casey



Il est beau ce trait clignotant, bien noir, sur la page blanche. A force de fixer l’écran, je commence même à distinguer les pixels. Je n’y arrive pas. Ctrl A, on efface tout, encore. Ça doit être la onzième fois que je fais ça depuis ce matin. Un bon dimanche matin bien pourri. Même mon café rose-pistache ne me remonte pas le moral. Et en plus, il pleut dehors. C’est comme si l’univers entier s’était donné pour mission de m’empêcher d’écrire. Je n’arrête pas de penser à mon frère, la marche du souvenir de la Bender Eau, ça fait des liens dans ma tête contre mon gré. Je n’arrête pas non plus de penser à l’entrevue que j’ai eue avec Eliott dans son bureau. J’ai l’impression d’être dans une guerre perpétuelle avec tout le monde. Résultat, je ne parviens pas à me concentrer sur ce fichu article. Je pousse un gros soupir, rabats l’écran de mon ordinateur pour ressortir mon cahier de notes. J’ai tout ce qu’il faut pourtant, pour écrire ce papier bon sang. Je le referme, me lève et fais quelques pas dans mon petit appartement, avant de me planter devant mon grand tableau d’enquête sur la mort des benders. Ça aussi ça me travaille.

Bon, je fais quoi ? Je vais me défouler au dojo ? Au moins ça me viderait l’esprit. Mais je ne sais pas. Pour une fois, je n’ai pas envie de me retrouver entre Bender de Feu, encore moins courir le risque de tomber sur lui. Le four sonne, mes muffins sont prêts. Au moins une chose que je n’ai pas foiré aujourd’hui. Il faut dire que je suis une pro des petits déjeuners. Par contre, en commençant à les sortir du moule, je me rends compte que quelque chose manque. Je suis du genre solitaire, je vis seule depuis des années, mais ça fait un peu pitié là. J’ai eu la main lourde. J’ai appris à cuisiner et à faire en sacré quantité quand j’étais encore petite. Quand mon frère me rejoignait en cachette et qu’on planifiait notre fugue, qu’on envisageait l’appartement qu’on occuperait à deux dès que je serais majeure et que je pourrais le prendre à charge. La joie d’avoir des parents divorcés. Sauf que ça ne s’est jamais fait. Aujourd’hui, mon frère est un adulte qui sait s’occuper de lui, du moins je l’espère, et j’ai une tonne de muffins, de thés, de cafés et un article qui ne veut vraiment pas s’écrire seul.

Une idée me traverse alors l’esprit. Par contre, il faut que je m’habille parce que le pyjama, ça ne va pas le faire. J’enfile un pantalon et une blouse tout ce qu’il y a de plus basique, fourre mes muffins, des sachets de thé et du café sur un grand plateau. Je m’occupe ensuite de mon cahier d’écrit et mon carnet que je range dans un sac avec des stylos. Ça sur l’épaule puis mon plateau entre les mains, je quitte mon appartement. Ni manteau ni chaussure, je ne vais pas bien loin en réalité. Je fais juste quelques pas dans le couloir et je toque à une porte. Pas n’importe laquelle à dire vrai.

« Hey Roshan, j’espère que je ne te réveille pas ou que je ne te dérange pas, mais j’ai des litres de thé et de café, des dizaines de muffins et aux dernières nouvelles, je n’héberge pas d’ogres… Et en vrai je galère à écrire, je m’arrache les cheveux et je suis sûre que le look chauve ne m’ira pas… »

Je prends une petite moue désolée. Je ne connais pas bien Roshan. On ne peut pas dire qu’on soit vraiment amis. Je sais juste que c’est un psy et un écrivain. Et qu’il est un voisin plutôt cool. Ça nous arrive de passer des heures assis à se balancer quelques mots tout en écrivant ou au contraire à ne pas écrire mais à parler, et quand je rentre chez moi, tout s’est débloqué. Et au moins c’est quelqu’un avec qui je ne me suis jamais pris la tête. Alors j’espère qu’aujourd’hui ne fera pas exception à la règle.

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Mar 8 Mar - 0:01  
 
RECENTLY I TEND TO ZONE OUT × CASEY & ROSHAN
Roshan n'avait eu que peu de répit pour se consacrer à l'écriture depuis qu'il s'était installé il y a quelques mois de cela, entre les nombreuses questions administratives à gérer et la nécessité de fare beaucoup plus d'heures pour payer les quelques travaux d'aménagement immédiats et surtout se constituer une clientèle solide. Quand il trouvait le temps d'écrire, tout cela lui avait pompé l'énergie et occupait son esprit, si bien que rien de vraiment riche ou intéressant, ou même de joli, ne sortait de son esprit, ou pas aussi facilement que cela avait pu être le cas quand il était encore étudiant. Il écrivait principalement son journal, et quelques réflexions sur des personnes qu'il commençait à suivre. D'ailleurs, ce matin-là il s'était réveillé avec son journal posé sur les cuisses, sûrement endormi dessus à cause de la fatigue. Il se trouve un peu drôle et esquisse un sourire, puis fait le tour de la pièce du regard et soupire. Avant, j'avais une excuse pour vivre un peu en solitaire, parce que mon studio d'étudiant était si petit que ce n'était presque pas un choix. Maintenant que j'ai un appartement, une chambre, un salon, d'une taille raisonnable, j'ai l'impression que je n'ai plus le droit d'être seul, que je vais finir en Roderick Usher. C'est ridicule. Il repose les yeux sur son carnet pour en relire quelques lignes. On voit vers la fin qu'il s'était endormi car l'écriture devient de plus en plus illisible et il y a de plus en plus de fautes. Mais il avait pris le soin de finir sa phrase, il n'est pas non plus du genre à laisser quoi que ce soit en suspens. Délimite l'erreur, mais n'essaye pas de l'empêcher d'arriver. C'est ça qu'il a écrit hier avant de s'effondrer la tête contre l'oreiller. Cela lui paraît assez sommaire, comme conseil à lui-même, un peu con même. Il ferme le carnet et le range dans le tiroir de sa table de chevet.

Jour de congé ou pas jour de congé, Roshan n'est tout de même pas du genre à chômer. Il se trouve vite habillé, sur ses pieds, devant son ordinateur posé sur la table basse du salon, lui assis en tailleur devant. Il a décidé de ne pas manger tout de suite pour ne pas se distraire, il a l'impression que la faim lui permet d'être plus créatif, mais c'est surtout une excuse parce qu'il a la flemme de préparer quoi que ce soit ou même de se lever de sa position assez alaise. Il parcourt quelques dossiers. Il a commencé des tas de choses ces derniers temps. Des idées nazes, généralement, dont il a tapé une trentaine de lignes avant de comprendre qu'elles étaient nazes et de fermer le document. Comme s'il n'y en avait pas assez, il décide de recommencer. Il tapote alors pendant une bonne demi-heure, vagabondant entre différentes idées sans trop de rapport, commençant une sorte de nouvelle puis la transformant en truc plus obscur qui a de moins en moins de sens. Finalement, au bout d'un moment, il s'arrête et relit ses lignes. Sans surprise, ce n'est pas terrible. C'est une tentative pour un nouveau chapitre d'un roman pas trop mauvais qu'il préparait il y a un an ou deux mais n'a jamais fini, qui met en scène une famille sapiens de l'époque de ses parents. Il appuie sans conviction sur enregistrer et ferme le document, avant d'en ouvrir un nouveau. Après quelques minutes à taper un mot puis à l'effacer, Roshan tourne le regard sur le côté en entendant toquer à sa porte. Il ne pensait pas être dérangé à cette heure-là, et en étant en dehors des ouvertures du cabinet indiquées sur la plaque à côté de sa porte, donc c'est étrange. Sûrement quelqu'un qui vient le voir lui Roshan et pas M. Jennings le psy, donc. Il tend l'oreille en entendant la voix de Casey, et la faim le fait instantanément se lever dès qu'il entend le mot muffin. Il referme un peu des boutons de sa chemise trop ouverte, se passe une main dans les cheveux et fait quelques pas pour ouvrir la porte avec un sourire. C'est quand même agréable d'avoir un peu de compagnie. ❝ Bonjour, entre. ❞ dit-il tout en se décalant pour la laisser entrer. Il se dirige vers le salon, dont elle connaît l'emplacement pour être passée plusieurs fois, la laisse poser ce qui l'encombre. C'est à la fois pratique et appréciable d'avoir des voisins dans les mêmes domaines que le sien, avec les mêmes passions, et Roshan apprécie l'entraide qu'ils peuvent s'apporter dans ce genre de situations. ❝ Je crois que tu n'aurais pas pu mieux tomber, je n'arrive pas non plus à sortir quoi que ce soit de correct depuis tout à l'heure... Sur quoi est-ce que tu travailles ? ❞.
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Jeu 10 Mar - 22:46  
 
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Roshan & Casey



Alors il n’y a pas que moi ! Il doit y avoir une malédiction du dimanche. Notre cerveau doit se dire que c’est le week end et que le week end on a le droit d’être improductif. Si seulement ça marchait comme ça ! Mais nous avons tous deux des métiers qui ne tiennent pas vraiment compte des horaires. Je pose donc tout ce que j’ai pour le petit déjeuner sur la table du salon. C’est étrange. A la fois rassurant et… oui, étrange, de faire comme chez soi quand clairement on ne l’est pas. Je mords dans un muffin.

« Je peux te servir de muse mais je vais me mettre du muffin partout, je n’ai pas pris ma douche et il y a encore deux minutes j’étais en pyjama tue l’amour. Ça t’inspire ? »

L’avantage quand il n’y a pas de jeu de séduction…  Et c’est cool d’avoir quelqu’un qui comprend, même si nous ne sommes pas totalement dans le même domaine. J’avale mon muffin, plisse un peu les sourcils.

« Je ne sais pas moi-même ce que j’écris. L’article commercial, c’est sur la marche du souvenir, en l’honneur d’Iris Paxton. Mais je ne vois pas comment faire de l’inédit. Tous les journaux vont faire le même article, bien larmoyant, bien pathétique. Et le journal ne veut pas que j’aille trop loin sur le cas Bender. Et ça rejoint l’enquête de fond que je mène et qui pour le moment est dans une belle impasse. »

Faut bien vivre et payer son loyer, donc si le journal me passe une commande – comme parler de la marche du souvenir – je dois le faire. Même si je veux être une journaliste d’investigation et être reconnue comme tel. Mais je n’avance pas, et les choses ont été compliquées cette semaine. Tellement compliquées. Ça parasite mon esprit. Mais je ne suis pas là pour une séance de psy. Je montre le thé à Roshan, le café et tout le reste, pour l’inviter à se sustenter, que je ne sois pas seule à manger.

« Et toi, tu sais ce qui te bloque ? »

Je ne sais pas exactement sur quoi il écrit. Après tout, nous ne sommes pas vraiment amis et nous ignorons tout de nos vies respectives. Est-ce qu’il ouvrirait aussi facilement sa porte s’il savait que je suis une ex junkie, pro bender de son état et complètement persuadée d’un complot contre les gens de mon espèce. Hum, je ne pense pas ! Et peut-être qu’il me ferait interner en plus. Non, vraiment. En plus, les rares personnes à savoir absolument tout de moi m’ont laissée tomber. Alors c’est plus facile de rester à distance. Comme celle-là.

« Tu sais sur quoi on devrait écrire ? La reproduction des moustiques en Papouasie de l’est. Ça je sens que ce serait un grand sujet passionnant. Déjà, je suis certaines que les mâles font un concours de qui pompera le plus de sang, pour draguer la nana moustique. Et tous les bzz bzz qu’on entend, ce ne sont pas du tout les moustiques en train de voler, non ! Ils sont en train de baiser ! »

Je me laisse tomber dans un fauteuil, avant de me passer une main dans mes cheveux. Bordel. Si j’en suis à parler de moustiques, c’est vraiment que l’heure est grave et que l’inspiration est proche du néant. Et ça, ça craint carrément.

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Mer 13 Avr - 19:23  
 
RECENTLY I TEND TO ZONE OUT × CASEY & ROSHAN
Roshan regarder sa voisine attraper à manger en se demandant s'il ne devrait pas faire pareil, étant donné qu'il sent que son ventre passe un long appel de détresse. La remarque de Casey le fait rire, quelque part il apprécie qu'elle soit aussi alaise avec lui, qu'elle ne se méfie pas, comme beaucoup de femmes avaient pu le faire avec lui, d'une soi-disant nature d'homme à désirer tout ce qui passe. Elle avait dû comprendre que Roshan était bien plus porté sur les choses de l'esprit que sur les choses du corps. ❝ Une vraie Vénus moderne ! ❞ rit-il doucement avant de lui poser la question de ce sur quoi elle travaille. Écoutant la jeune femme répondre à sa question, il se dirige rapidement vers son ordinateur sur lequel il semble relire quelque chose d'un air distrait, avant de se concentrer à nouveau sur Casey. Voilà pourquoi il n'avait pas voulu faire de journalisme, malgré quelques succès à la rédaction de divers articles pour sa fac ou pour des petits papiers d'opinion. Il n'aurait pas supporté de se voir assigner des sujets, d'autant plus sous le risque qu'ils soient bateaux ou inintéressants. Quelque part cela demandait beaucoup plus de talent, mais surtout une grande flexibilité, qu'il n'avait sûrement pas. Il réfléchit un moment à un conseil qu'il pourrait lui donner, étant donné qu'elle a l'air vraiment bloquée dans son écriture, mais évident, n'étant pas son métier, son ton est un peu hésitant et ses mains se tiennent l'une contre l'autre. ❝ Tu as essayé de porter l'attention sur des détails ? Du genre un moment suspendu de la marche, ou une personne en particulier ? Et pour l'enquête, je pense que c'est sûrement car elle ne doit pas profiter à tout le monde...❞ Ses pas le ramènent jusqu'à la table, de laquelle il commence à se servir doucement du thé tout en répondant à la question que Casey vient de lui poser. ❝ Non, je ne sais pas... Tout semble clair dans ma tête, et au moment où je me mets à l'organiser pour l'écrire, ça devient absolument n'importe quoi... ❞ Oui, c'était cela fondamentalement, il n'avait jamais rencontré une telle difficulté à asseoir ses pensées que pour ce roman, qu'il avait en tête depuis plusieurs mois mais n'arrivait jamais à vraiment commencer. ❝ Et puis le début, impossible de trouver où et comment commencer. ❞ Il porte la tasse à ses lèvres et boit doucement une gorgée de thé chaud. Il manque d'ailleurs presque de s'étouffer de rire avec la deuxième gorgée lorsque Casey commence à lui parler de moustiques. En fait, ils devraient peut-être échanger leurs boulots, voilà qui ferait un roman du tonnerre, du genre "moustiques et préjugés". Il amène sa tasse pour la poser à côté de son ordinateur et s'asseoir également sur un fauteuil non loin de celui de Casey. Il trouverait peut-être plus d'inspiration debout en déambulant, mais il a le réflexe de toujours se placer dans une position ou un placement identique à celui des gens à qui il parle, sûrement un truc de psy. Il y a un petit temps de silence puis il pouffe à nouveau doucement avant de lâcher d'un ton amusé. ❝ N'empêche, c'est quand même dégueu quand on y pense. ❞
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Mar 19 Avr - 18:39  
 
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Roshan & Casey



Oui, bon, je ne suis pas super sexy comme ça, je lui accorde tout en lui adressant un clin d’œil. Avant de le prendre pour un bureau des plaintes. Mais il aime ça dans le fond, j’en suis sure. Parfois un regard neuf éclaire vraiment les choses, en leur donnant une nouvelle lumière, un nouvel angle. Et sa proposition est plutôt intéressante en fait. J’ai pu parler à l’une des amies d’Iris… J’ai vu le visage de l’amitié, de la peine discrète, non reconnue par les autres qui n’avaient d’yeux que pour la famille. Cela pourrait être intéressant, surtout si elle acceptait que je la cite.

« Pas bête… pas bête du tout… Oh ça non, l’enquête ne profite pas à tous. Mais je ne supporte pas qu’on nie à ce point les choses. »

Mais bref, et lui ? D’où lui vient ce blocage ? Ah le fameux passage de la tête au papier. Je connais bien. Dans nos esprits, l’histoire est déjà écrite, dans toute sa complexité, mais faire passer ce qui est dans chaque fibre de notre corps, dans chaque neurones, de façon à ce que ce soit intelligible pour autrui… c’est une toute autre paire de manche.

« Par un détail ? Par le plus pur des hasards. Regarde ce bouquin français, hyper long… j’ai étudié ça à la fac… Bouvard et je sais plus… Un chef d’œuvre de démarrage. »

Qui m’avait valu une sale note, après quoi j’avais laissé tomber les unités de littérature étrangère. Mais je me lancerai volontiers dans une rédaction sur les moustiques, qui m’inspirent vraiment plus que mon article. Je suis sure que ça ferait fureur. Et j’ai déjà tout le concept en tête… ça craint. Je donne un petit coup à Roshan en me penchant légèrement.

« Mais d’où c’est dégueu ? C’est la nature. Tout le monde parade pour séduire et tout le monde fait du bruit pendant la chose. Et puis si ça tombe, on est peut-être nous-mêmes les moustiques de quelqu’un… Qui te voit quand tu pisses et quand t’es en galante compagnie ! »

Je noie ma bêtise dans une nouvelle rasade de café. Ce genre de conversation sans queue ni tête, je les avais avec mon frère avant. Enfin, on ne parlait pas de sexe, on était gamins la dernière fois qu’on s’est parlé… avec tendresse. Ça me fait du bien de pouvoir refaire ça avec quelqu’un. Même si c’est uniquement mon voisin avec qui je partage des pannes d’inspiration. D’ailleurs en parlant de ça…

« Tu ne m’as jamais dit de quoi allait parler ton roman. Et si tu m’en parlais. Ou au moins ce qui peut être révélé ? »

Parce que parfois, expliquer à un novice donne un superbe angle d’attaque. Même ce qu’on va pouvoir découvrir en regardant par le petit bout de la lorgnette s’avère parfois un excellent point de départ. Partir du simple, de l'évident, pour approcher la complexité des choses. Ne pas chercher à faire compliqué, pour simplement dire.

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Jeu 21 Avr - 9:40  
 
RECENTLY I TEND TO ZONE OUT × CASEY & ROSHAN
Roshan est d'heureux d'avoir pu donner une piste à Casey qui pourrait l'avancer un peu, et surtout démarquer son article des autres comme elle le souhaite. Ses lèvres se tendent un peu, lui aussi a du mal à supporter que l'on puisse être d'une telle mauvaise foi à propos d'évènements comme ceux-là. Mais s'ils commencent à parler politique, là il est sûr qu'il ne vont jamais avancer dans ce qu'ils ont à faire. Casey lui conseille un livre pour l'aider à démarrer, c'est vrai qu'il n'a pas pensé à regarder s'il y avait un livre qui pouvait lui donner des moyens de réflexion il y pensera. S'il était en français par contre, c'était une autre paire de manche, il avait été nul en français tout le long du lycée. Il finit sa gorgée de thé. ❝ Merci. ❞ En tout cas tout son développement sur les moustiques le fait franchement rire. Quelque part elle n'a pas vraiment tort, en plus. Elle semblait avoir une vision un peu pessimiste des relations humaines, mais Roshan n'était pas vraiment du genre à lui assurer le contraire. Il avait un doctorat en psychologie, il savait très bien que tout ce que l'on croyait compliqué entre les hommes répondait en vérité toujours à des schémas relativement simples. Bon, cela venait peut-être aussi de sa vie sentimentale catastrophique. Il rit doucement. ❝ Tu veux dire qu'on pourrait se faire écraser par des mains géantes alors qu'on est en pleine action ? L'angoisse. ❞ Ou alors qu'il y aurait des bombes antihumains, ou du papier collant. Il continue à siroter du café et repose sa tasse avec un léger soupir en entendant la question de Casey. ❝ Oh, je ne sais pas... ❞ Non pas qu'il fût impoli, mais étant très réservé, il se refroidissait souvent un peu lorsqu'il s'agissait de parler de lui-même. Malgré tout, il commençait à connaître un peu la jeune femme, et il ne voulait pas lui paraître très distant ou fermé à toute conversation. Il passe une main dans ses cheveux et lève les yeux au ciel avant de se rattraper. ❝ Oui bon, pourquoi pas. ❞ Cherchant ses mots un moment pour résumer son projet de roman, il tourne un peu sa tête sur le côté, un peu gêné de son regard. ❝ En fait c'est historique en quelque sorte, ça se passe à la fin des années 1990, c'est cette sorte de famille Sapiens un peu parfaite, tu sais du genre un père, une mère, trois gosses et un chien dans une jolie maison. Ils ont tous l'air sain en apparence mais ils ont de gros défauts en vérité. Il commence à y avoir des tas de bruits étranges la nuit dans leur maison, comme venant des murs. ❞ Il esquisse un sourire et tourne finalement son visage vers elle, pouffant un peu. ❝ Je ne sais pas si je dois te révéler le plot twist. ❞ Il ne voulait pas lui gâcher tout le suspense, mais en même temps il s'agissait en quelque sorte d'une séance de travail, donc après tout, peu importe.
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 Âge du personnage : 25 ans
Lun 2 Mai - 20:50  
 
Recently I tend to zone out
Roshan & Casey



La vision me fait rire. Imaginer une partie de jambes en l’air, et au moment où vous êtes super bien, où le mec a enfin trouvé le bon rythme et la bonne pression, BAM, une espèce de grande main géante vous écrase comme si vous n’étiez qu’un insecte. Et je me mets à rire… alors que c’est d’une puérilité sans nom, mais le spectacle dans ma tête est juste tordant.  On devrait écrire cette histoire, franchement, je suis certaine que cela aurait un succès fou, bien plus que les trucs sérieux qu’on essaie de faire. Enfin que je tente d’écrire. J’ignore totalement le thème des écrits de Roshan. Mais dans ma tête, un psy ne peut pas écrire de comédie. Alors que si ça tombe, c’est un recueil de blague qu’il veut composer. Mais il n’a pas l’air prêt à me révéler son sujet. Tant pis…

Ah, un remord finalement ? J’écoute, en me calant dans le fauteuil comme lorsqu’on s’apprête à nous raconter une histoire. Pour le moment, je visualise bien. Oh… une histoire de fantômes ? Il y a des fantômes dans la maison ? J’attends, ivre du suspens… jusqu’à ce qu’il s’arrête, et je redresse mon buste, alors que je m’étais penchée vers lui pour l’écouter.

« HEY ! T’as pas le droit de faire ça ! On n’arrête pas une histoire après avoir lâché une information de ce genre ! Ou alors… »

Je réfléchis quelques minutes, mâchouillant un muffin, avant de me lever et de faire les cent pas devant lui. Et là… air théâtral et triomphal :

« Ou alors, tu me lis un chapitre par semaine ! Ce serait comme un épisode de série dont tu guettes impatiemment la sortie. Et je frapperai à 18h précises avec mon pot de popcorn et tu devrais me tenir en haleine jusqu’au prochain chapitre. »

Il aurait un avis en direct comme ça. Sans compter que cela l’obligerait à travailler à une certaine cadence. Bon d’un autre côté, cela peut aussi avoir pour effet de lui ajouter un stress supplémentaire. Néanmoins, cela pourrait être amusant. Bien plus que la perspective de rédiger mon article. Mais je m’y mettrai hein, promis, juré. Disons que pour l’instant, cela m’arrange qu’on se concentre sur son travail à lui.

« Alors, que décides-tu ? Tu me révèles tout maintenant ou tu t’engages à me tenir en haleine sur plusieurs semaines ? Choisis ta torture, Roshan ! »

Torture, torture, je suis de très bonne compagnie, mais c’est une façon de parler. Je me réinstalle dans le fauteuil, coude sur l’accoudoir et appuyant mon menton dans ma paume. Dans une posture totalement surjouée d’écoute attentive, sourire aux lèvres. Toute bonne création d’écriture, qu’elle soit romanesque ou journalistique, a besoin d’un public. C’est ainsi, sinon cela reste un diamant non travaillé. C’est aussi pour cela que je me mets tant de pression pour rédiger mes articles. Ils sont faits pour être lus. Pour informer, pour mettre en garde, pour faire réagir. Je n’écris pas pour moi. J’écris pour les gens, pour les protéger, même si je ne les connais pas. Ce qui est profondément idiot, je le sais bien.

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