AccueilAccueil  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
FERMETURE DU FORUM
Pour plus d'informations, RDV ici

Partagez | .

(Ellie) - family portrait.

Voir le profil de l'utilisateur
avatar
 Messages : 845
 Date d'inscription : 12/02/2016

 Crédits : juxebox joints(avatar) & tumblr (gif)

 Âge du personnage : 31 ans
Ven 19 Fév - 16:06  
 

family portrait
eleanor & eliott

C'était une journée comme toutes les autres, en soi. Les collègues et moi travaillons sur plusieurs meurtres différents arrivés en même temps. Et les aiguilles de nos montres faisaient un chemin sans jamais pouvoir revenir en arrière, c'était le stress le plus évident pour un flic, le temps qui passait. Dans la croyance populaire, les flics n'en foutent pas une et on ne les voit sortis que lorsqu'il fait beau. Mais ce n'était pas ça mon métier, mon métier était de me dévoué corps et âme à cette population américaine. Et parfois c'était même cette dernière qui nous compliqué la tâche. Tout était compliqué et plus nous perdions de temps, plus les éléments seraient contre nous. A l'évidence, nous devions maîtriser le temps comme s'il était un cadeau du ciel, sinon certaines preuves pouvaient disparaître. Il en était question aujourd'hui. Plus le temps passait et plus nous avions de moins en moins de pistes. Elles se court-circuitaient assez facilement, se réfutant et nous bouchant le chemin vers une certaine vérité. Quelques jours plus tard après l'arrivée des dossiers, nous débouchions sur des dead-ends. Iris. Victor ou même l'ancien président. Ces trois meurtres qui traînaient sur nos bureau. Chaque équipe traitant son cas, mais parfois, nous nous les échangions, afin d'avoir un œil nouveau, plus efficace. Même là nous n'avions pas plus assez de clarté.

C'est cet aspect d'inutilité du travail qui me rendait parfois fou. J'étais quelqu'un qui aimait aider les autres, qui aimait apporter de bonne nouvelles, faire que la société se sente en sécurité et tout ce que j'arrivais à faire maintenant, c'était me creuser la tête sur des affaires qui ne voulaient pas être résolues. C'était comme s'il nous manquait un élément, une autre vision, comme si d'elle même l'affaire ne voulait pas être résolue. On avait beau chercher, on avait beau se plier en quatre, questionner les familles, les amis, rien ne sortait de la banalité. Rien ne nous en apprenait plus sur leur morts suspectes.  

C'était avec ce sentiment que je finis cette longue journée. Au lieu de rentrer directement chez moi ou de passer par le dojo, j'envoyais un message à ma petite sœur, Eleanor. « J'suis dans le quartier, je peux passer ? » Je regardais à deux fois le message avant d'appuyer sur le bouton « envoyer ». Toujours une crainte de la déranger. Le côté légèrement possessif sur les bords pouvait me jouer des tours. Comme l'une des fois où je l'avais appelé alors qu'elle était en réunion. J'avais retenu ma leçon, plus jamais d'appel que des messages. Je jouais avec ce petit sujet de technologie, avant ça, je n'aurais jamais envoyé de message. J'aurais débouler chez elle comme toujours, mais depuis qu'elle était avec Wren, j'avais toujours peur d'entrer au mauvais moment, de les voir dans des situations qui me donnerait envie de vomir en tant que grand-frère. Alors, j'envoyais des messages, c'était plus prudent et moins intrusif. Un travail sur moi même que je faisais depuis plusieurs mois, être moins jaloux de Wren ou des copains d'Emmy, d'être plus discret… Mais que voulez-vous, je suis comme je suis, je m'inquiéterai toujours pour mes sœurs et je serais toujours le premier à venir les emmerder. Qualité ou pas.

Après avoir eu une réponse positive de ma petite soeur, je me mis en route vers chez elle. Les routes étaient éclairées par les néons et je les voyais déambuler. Je n'étais pas du genre à écouter de la musique dans la voiture. Le chemin se fit donc en silence. Par chance nous pouvions nous permettre d'avoir tous les trois des habitations et ce depuis longtemps. Nous étions loin d'être dans le besoin et je pense que cela venait aussi de nos parents et de leur façon de nous avoir éduqués sans pour autant nous gâté. Il fallait que je me décide à leur rendre visite.. Lorsque j'arrivais devant l'appartement je klaxonner pour ne pas avoir à sonner par l'interphone. On m'ouvrir et quelques minutes plus tard, je toquais à sa porte.

electric bird.
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Eleanor Young
Pitch Framboise
 Messages : 880
 Date d'inscription : 25/07/2015

 Crédits : moi-même pour l'avatar, okinnel pour la sign, tumblr pour le gif

 Âge du personnage : 28
Mer 24 Fév - 13:44  
 
Eliott & EleanorFamily portrait.« Il faudrait que tu lui dises un jour, Ellie. » Je tournai la tête vers mon petit-ami, plutôt bouleversée par la conversation que nous étions en train d'avoir. Je soupirai et fermai les yeux tout en reposant ma tête sur le canapé. « J'ai déjà eu du mal à te le dire et j'ai eu de la chance que tu réagisses de cette manière. Mais Wren, est-ce que tu sais comment lui va réagir s'il l'apprenait ? » J'ouvrai les yeux pour croiser le regard de l'homme en face de moi. Il me regardait avec cet air sérieux que peu connaisse. Un air qui en même temps ne juge pas mais comprend. « Car moi, non. Je n'ai pas envie qu'il me prenne pour une folle ou une dégénérée. J'ai déjà eu du mal à m'y faire alors si je dois en plus l'avouer à mon frère aîné... » Wren savait que je ne pouvais contrôler mes craintes. Tout était décuplé lorsque cela concernait Eliott. Un jour, peut-être, j'arrêterais de réfléchir autant. Il enchaîna. « Il le découvrira tôt ou tard, que tu le veuilles ou non de toute façon. Il est flic et il enquête sur les meurtres. Il y croira forcément à cette histoire de Sensers. » Je soupirai, peu convaincue par ses propos. « Et que veux-tu que je lui dise ? Quelque chose du style : « Hey frérot, tu ne devineras jamais : j'ai vu comment Adam Montgomery est mort mais le mystère reste entier malgré tout car même nous, dans le cluster, on ne comprend pas trop le tout » ? Ca sonne faux. Vraiment faux. » Je voulus rajouter une autre phrase, comme quoi je ne me souvenais plus de la manière dont j'avais tout expliqué à Wren quand une sonnerie de téléphone se fit entendre. Puis une deuxième, en même temps, mais moins longtemps. Alors que Wren répondait au téléphone, visiblement sur un problème technique important, je répondais au texto d'Eliott me demandant s'il pouvait passer. Quand on parlait du loup... « Bien sûr ! » m'empressai-je de répondre malgré le nœud dans mon estomac. J'étais en train de décider si j'envoyais le message ou rajoutais quelque chose lorsque je sentis un léger courant d'air me frôler. Wren, toujours au téléphone, mimait avec sa bouche une phrase « Je dois y aller, problème dans un... » Je ne compris pas le dernier mot, bien trop technique pour moi je supposais, mais le gratifiai d'un sourire et levai mon pouce pour lui faire comprendre que je comprenais avant d'envoyer finalement mon texto à Eliott. Wren déposa un baiser sur ma joue et sortit en vitesse de l'appartement, téléphone toujours collé à son oreille. Je m'attendais presque à ce qu'il revienne en prétextant avoir oublié quelque chose mais n'en fit rien. Les paroles de Wren toujours en mémoire, j'arrangeais les coussins du canapé. Cette histoire de Sensers qui m'était tombée sur la tête m'avait fait vivre tout et n'importe quoi. C'était quelque chose d'avoir ces nouvelles capacités mais cela n'arrangerait pas ma peur. Il avait fallu que des personnes meurent pour que ces capacités se dévoilent. Et nous nous retrouvions dans le même pétrin que tout le monde, voire un plus gros. Les gens ne croyaient pas encore à cette nouvelle espèce mais que se passerait-il si cela devenait public ? Une réaction similaire à l'annonce de l'existence des Benders, il y a de nombreuses années ? Une nouvelle guerre ? Être devenue Senser me pesait bien plus ces derniers temps. Depuis le troisième meurtre, tout aussi suspect, de cette pauvre fille. Cette folie s'arrêtera-t-elle ? Ces peurs et ces questions m'empêchaient de dormir correctement et je carburais bien trop au café selon Wren. Alors peut-être que cela m'enlèverait un point de le raconter à Eliott ? Ou peut-être que cela m'en rajouterait un, s'il s'enfuyait et pensait que j'étais simplement folle.
Je n'avais eu uniquement le temps de martyriser ces pauvres coussins lorsqu'un klaxon se fit entendre dans la rue et me fit sursauter. C'était Eliott, qui me signalait qu'il était en bas. Je ne savais pas pourquoi mon frère aîné avait si peur de l'interphone. Cette manière de klaxonner pour dire qu'il était là ne datait pas d'hier et pourtant personne ne lui avait demandé le pourquoi du comment. Trois coups toqués à la porte. je pris une inspiration et allai l'ouvrir, saluant mon frère avec un léger sourire sur le visage. « Hey ! Contente de te voir ! », dis-je sincèrement en le laissant entrer. Je l'embrassai sur la joue et continuai. « Passe-moi ton manteau, je vais le ranger. Tu veux quelque chose pour te réchauffer ? Oh et si tu cherches Wren, il n'est pas là, il a dû repartir au boulot en vitesse, un problème avec une des machines ou je ne sais pas, il n'a pas trop eu le temps de s'étendre. » Je parlais beaucoup trop. Si je continuais de cette manière, mon policier de frère se rendrait compte bien trop tôt que quelque chose clochait. Il fallait que je me détende. Plus facile à dire qu'à faire.
© 2981 12289 0
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
 Messages : 845
 Date d'inscription : 12/02/2016

 Crédits : juxebox joints(avatar) & tumblr (gif)

 Âge du personnage : 31 ans
Lun 29 Fév - 13:14  
 

family portrait
eleanor & eliott

Je klaxonnais puis gara mon véhicule non loin de chez ma sœur. Heureusement, ce n'était pas comme au centre ville où il était plus simple de se déplacer en taxi ou transport en commun, aucune possibilité de stationnement. Ici, tout le monde venait en taxi, alors pour se garer c'était bien plus efficace. Ces hommes d'affaires ne devaient pas apprécier la route. En autre, je préférais aussi qu'il n'ait pas de véhicules, ces gens étaient certainement les plus stressés de la ville et les voir eux les mains sur un volant c'était comme donné un pistolet dans les mains d'un psychopathe, les dégâts seraient agréables. Je revins vers la porte de chez ma sœur, toqua et c'est elle qui vint m'ouvrir. « Hey ! Contente de te voir ! », m'assura-t-elle avec un sourire. Je vins l'enlacer  et lui déposait un rapide baiser sur la joue avant de m'écarter. Ellie était une vraie pile électrique chez elle, ce qui me changer bien de ses habitudes. Si bien que je n'étais même pas encore à l'intérieur qu'elle me demandait pour avoir mon manteau. Ce que je fis et lui souris. « Passe-moi ton manteau, je vais le ranger. Tu veux quelque chose pour te réchauffer ? Oh et si tu cherches Wren, il n'est pas là, il a dû repartir au boulot en vitesse, un problème avec une des machines ou je ne sais pas, il n'a pas trop eu le temps de s'étendre. » Pas le temps d'en placer une. Il est vrai que j'avais jeté un coup d'oeil pour voir si mon meilleur ami n'était pas dans les parages. C'était sympathique de ne faire qu'une maison et d'y voir à la fois la famille et les amis. « T'inquiète pas, ça va. Et un petit café au pire... » Je lui offrais ce petit sourire complice que nous avions. Si je venais chez elle, c'était principalement pour prendre des nouvelles et aussi parce que ma sœur était bien plus douée que moi pour faire du café. Je ne savais jamais comment me servir de la machine. Comble pour un bender ayant la maîtrise de l'électricité, vous me direz. J'avançais chez elle, comme par habitude. Je vins me poser dans le fauteuil et je soupirais. Une main passant sur mon visage, j'essayais de me remettre de cette journée. La lassitude était pire que l'effort physique, cela me claquait, m'épuiser. Comme un gros pacha.

Je n'aimais pas cet espace où mon meilleur et ma sœur en tant qu'entité évoluer. Je dois avouer que les voir à deux ne me dérange pas, c'est même adorable. Je ne leur souhaite que le meilleur au monde, mais j'aurais toujours une gêne s'ils se séparaient. Oui, Eliott, le grand peureux des relations, de retour. C'étai juste des pensées qui comme ça, revenaient souvent lorsque j'y pensais. Lorsqu'elle revint, je lui adressais un sourire. Elle ne m'avait pas laissé le temps d'en placer une alors, je pris les devant cette fois-ci. « Sinon, ça va ? » Je n'étais ce genre de personne à parler non stop par messages ou à appeler mes sœurs tous les jours. Tout ce qu'elles avaient eu le besoin de savoir c'était que je ne quittais pas mon téléphone et qu'à n'importe quelle heure, je me déplacerai pour elles. Sinon, si nous ne communiquions pas par messages, je leur rendais visite la plupart du temps. Comme je le faisais aujourd'hui.

electric bird.
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Eleanor Young
Pitch Framboise
 Messages : 880
 Date d'inscription : 25/07/2015

 Crédits : moi-même pour l'avatar, okinnel pour la sign, tumblr pour le gif

 Âge du personnage : 28
Jeu 24 Mar - 21:02  
 
Eliott & EleanorFamily portrait.J'étais une pile électrique et cela se voyait bien trop pour mon propre bien. Peut-être n'étais-je pas prête à lui avouer mon secret dans le fond. Car si je lui avouais là maintenant tout de suite, alors il faudrait déjà qu'il accepte la situation et y croit. Ensuite il faudrait que je lui parle d'Adam et de ce que j'avais vu. De ce qu'on avait vu et entendu. Lui parler ensuite de Lucy et des autres puis terminer sur cette histoire d'Upsilon. Il était un des officiers sur l'affaire des trois meurtres de Benders. Si je lui avouais ma nouvelle nature, son enquête prendrait probablement un nouveau tournant mais y aurait-il vraiment quelqu'un d'autre pour le croire derrière ? Puis si lui acceptait, comment les autres réagiraient-ils ? Comment la population réagirait-elle ? Je réfléchissais vraiment trop mais je me convainquis petit à petit de ne rien dire, pas maintenant. Car je n'exposais pas uniquement mon petit secret dans cette histoire et je doute que le cluster accepte aussi facilement que mon frère le policier sache. « Un café, qui arrive. », dis-je avec un sourire, essayant de me calmer un peu. « Tu as de la chance d'avoir une soeur qui a travaillé quelques mois au Starbucks de sa fac, toi. », continuai-je sur un ton légèrement moqueur face à ma cafetière. C'était un comble qu'Eliott avait du mal à se faire un simple café. Et après on se demandait pourquoi sa vie amoureuse était compliquée... Par flemme, je remplis le réservoir d'eau de la cafetière avec ma maîtrise de l'eau et sors dans la foulée des biscuits pour accompagner. Avec un soupir pareil, je pouvais l'entendre s'asseoir dans un des fauteuils à côté du canapé, épuisé. Je regardai mes deux tasses un instant. Lui dire ? Ne pas lui dire ? Si quelqu'un du cluster débarquait, je lui dirai. Sinon...
Je reviens dans le salon avec les deux tasses fumantes, ayant pris soin de le faire comme il l'aimait pour ne pas avoir à me transporter sucre ou lait jusqu'ici. Ce passage dans la cuisine avait calmé mes sauts d'humeurs étrangement et je sourirai franchement cette fois. « Tiens », lui dis-je en lui tendant sa tasse. M'installant dans le canapé, jambes repliées vers moi, je pris une gorgée de café encore chaud. Il fut le premier à parler, à lancer cette question banale qui pouvait regrouper bien des choses, à laquelle je devais répondre en faisant attention de ne pas trop en dire. Je marchais sur des oeufs avec une simple question, bien joué Eleanor. « Ca va. Du boulot, de la fatigue, rien de bien folichon. J'ai un besoin de vacances, de changement je crois bien » Mais pas trop de changements non plus, pensai-je. J'avais déjà bien à faire avec les changements de ces derniers mois. Le cluster avait été un des plus gros changements. Seulement avec ces drames, je redoutais un changement négatif. Je redoutais qu'Upsilon soit vraiment derrière tout ça et qu'ils s'en reprennent à nous, benders. Ou qu'ils s'en prennent à nous, sensers. Je ne voulais pas vivre dans la peur et c'était pourtant ce que j'étais : effrayée. Ce qui ne m'empêchait pas de lui dire la vérité. Les affaires s'enchaînaient et la paperasse également. Rien ne me laissait vraiment un moment pour faire pause. Et je supposais que cela était la même chose pour mon frère, le corps tout entier plongé dans cette affaire de benders tués. Cela se voyait à sa mine fatiguée et ses cernes sous les yeux. Peut-être y avait-il plus ? Une histoire de fille dans le lot ? Après tout, si Eliott était tout sauf repoussant physiquement -combien de « copines » avaient ouvertement bavé sur lui quand Emmeryn et moi étions plus jeunes ? Beaucoup, beaucoup trop- garder une fille avait toujours été compliqué pour lui. A une époque, c'était à cause de l'armée. Aujourd'hui probablement à cause de son poste à la police. Il y avait bien eu Casey il y avait quelques temps mais cela ne s'était pas terminé sans cris et larmes. Je secouai légèrement la tête pour sortir de mes pensées. « Et toi ? De nouvelles pistes sont apparues au boulot ? Tu as quand même du temps de prendre soin de toi j'espère ? » Il avait beau être le grand frère, cela ne m'empêchait pas de m'inquiéter pour lui. Encore plus dans ces moments-là où le travail prenait bien trop de place et qu'Eliott avait parfois tendance à s'oublier au profit des autres. Il n'avait pas le monopole du frère surprotecteur, parfois c'était à notre tour à Emmeryn ou moi de prendre à sa place. Il était un des seuls sujets ou nous arrivions à nous entendre après tout et parfois je me demandais s'il s'en rendait compte.
© 2981 12289 0
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
 Messages : 845
 Date d'inscription : 12/02/2016

 Crédits : juxebox joints(avatar) & tumblr (gif)

 Âge du personnage : 31 ans
Dim 10 Avr - 16:37  
 

family portrait
eleanor & eliott

Je sais que ma sœur me comprends, elle sait que ma vie n'est pas simple entre l'armée avant et la police maintenant. Que protéger la nation, c'est pas facile tous les jours et qu'on a jamais le remerciement pour nos sacrifices. Parfois, mes pensées sont encore sur mes affaires alors que je suis dans ce salon si connu et si chaleureux. Ce salon qui connaît nos secrets maintenant. Mon meilleur ami y vit, comme ma sœur et nos soirées. Parce que oui, je ne veux pas perdre mon meilleur ami parce qu'il est en couple et je ne pourrais jamais laisser ma sœur seule plus d'une semaine sans qu'elle entende de mes nouvelles. Je suis ce genre d'incrusteur. Emmy ne me supporte plus tellement, certainement pour mon côté protecteur, en même temps, je n'aime pas les gens avec qui elle sort, c'est pas de ma faute. Je soupire, m'installe, comme à la maison. Ma sœur est au loin, dans la cuisine. Ces filles sont tout de même les plus belles réussites de notre famille. Elles ont créaient leur chemin et leur vie, c'est juste beau. « Tu as de la chance d'avoir une soeur qui a travaillé quelques mois au Starbucks de sa fac, toi. » « Merci longues études pour ce si bon café ! » lui dis-je en la remerciant quelques minutes plus tard lorsqu'elle revient avec mon mug et le sien. Question banale, je n'ai pas envie de parler de sujets trop complexes, pas maintenant, pas d'entrée. « Ca va. Du boulot, de la fatigue, rien de bien folichon. J'ai un besoin de vacances, de changement je crois bien » Je regarde ma sœur avec insistance, je la connais, je pourrais vous différenciez les deux jumelles si j'y mettais un peu plus du mien. Les sourcils froncés, je souffle sur mon café avant d'en prendre une gorgée. « Honnêtement, ça se voit… Tu as des petites cernes sous les yeux… Et « petites » parce que je réduis l'truc. » Mimant les guillemets mises lors du petites. Je prends le mug de mes deux mains pour les réchauffer, cette chaleur me fait toujours du bien, c'est un petit bonheur que je garde. Une habitude. « Et toi ? De nouvelles pistes sont apparues au boulot ? Tu as quand même du temps de prendre soin de toi j'espère ? » Je regarde ma sœur et eut un petit sourire, entrons dans le vi du sujet que j'en sois débarrassé. « Non, toujours rien… Cas est revenue au poste il y a peu… Elle pense que c'est un triple homicide et non trois meurtres différents. » Je marque une pause en la regardant. Je réfléchis. Je doute, tout comme mes collègues. « C'est juste que je ne trouve pas un lien entre ces trois cas, juste leurs capacités… J'veux dire. On n'est passé outre tout ça non ? » Mon regard se fait un peu perdu. « On a passé ce cap de tuer des gens parce qu'ils sont des benders ?! » Je reprends un peu de café, laissant ma pensée en suspend. « Je.. » Un blanc. Non, je ne peux toujours pas y croire. C'est incroyable.

Les jours sombres sont passés depuis longtemps, les benders sont intégrés à la société et tout le monde vit dans une harmonie sans faille. « Et je ne prends pas trop de temps pour moi non, le boulot prends une grande place. Personne veux s'enticher d'un mec qui ramène ses cas à la maison. De la même façon, vu qu'il y a personne à la maison, je prends mes cas. » je ris, têtu comme une mule. Personne ne voudrait de moi en ce moment. Pas même Blythe… Ce n'était qu'une nuit et pourtant, je ne sais pas ce que sont ses pensées. C'était bien, c'était calme et au moins nous avions plus vider nos esprits. Mais non, il n'y a pas de futur avec ça. Nous ne sommes pas comme ça. Non, il ne me semble pas. Je reste là dans ce canapé calé, bien au chaud. « J'suis sûr que si je dis à Wren qu'il a un peu pris, il va venir au dojo avec moi... » Je souris à ma sœur, elle
seule peut savoir s'il se relâche réellement.

electric bird.
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Eleanor Young
Pitch Framboise
 Messages : 880
 Date d'inscription : 25/07/2015

 Crédits : moi-même pour l'avatar, okinnel pour la sign, tumblr pour le gif

 Âge du personnage : 28
Jeu 28 Avr - 20:16  
 
Eliott & EleanorFamily portrait.J'ai lâché un petit rire à sa remarque sur les longues études à faire pour préparer du café  et en lâche à nouveau un, assise sur le canapé avec ma tasse à la main, lorsqu'il me parle de mes cernes. Je décide d'en prendre une gorgée avant de lui répondre. « Trop aimable de réduire la chose. Je sais bien que je ne ressemble pas à grand chose et que dormir est un luxe ces derniers temps mais tu peux parler avec les tiennes. A croire qu c'est la période. ». Je réponds à son regard insistant avec le mien et esquisse un sourire de côté. Je commence doucement à me détendre et à même me demander pourquoi je me suis mise dans tous ces états un peu plus tôt. Wren m'en voudra probablement mais je ne peux rien lui dire. Pas encore. A le voir en face de moi, aussi épuisé voire pire que moi, satisfait d'avoir une tasse chaude et un peu de calme dans ses journées folles... Non, je ne peux pas lui imposer un autre poids sur les épaules. Pas maintenant. Puis lui dire revient également à me rajouter un poids sur mes propres épaules finalement. Eliott n'est pas comme Wren, il ne trouvera rien de « fun » dans cette situation. Il s’inquiétera encore plus pour moi. Et l'adolescente en moi sait comment Eliott le surprotecteur est dans cette situation. Plus jamais dira-t-on si quelqu'un ose poser la question à Emmeryn et moi. Sur ce point, nous sommes d'accord. J'ai probablement une pensée égoïste et une envie de fuir le problème le temps d'un café surtout. Mais ça, Eliott ne le saura pas ce soir.
Alors je décide de changer de sujet pour le faire parler lui plutôt que moi. Parce que je m'intéresse, parce que je suis impliquée et parce que c'est beaucoup plus simple, encore une fois. Je l'écoute parler et mon coeur rate un battement lorsqu'il m'explique la théorie de son ex. Trois meurtres liés ? Comment peut-elle en être aussi sûre ? Elle aussi est... ? Je fronce les sourcils en le voyant lutter intérieurement. Lui n'y croit pas à cette théorie et je ne sais pas si je dois m'en réjouir ou m'en inquiéter. Après tout, loin il se trouvait de la vraie réponse, le mieux c'était pour sa sécurité, non ?
Non mais tu t'entends penser, Eleanor ? Je retiens un soupir et me donne une claque mental en posant ma tasse sur la table basse. Comment ai-je pu penser une chose pareille ? J'ai clairement besoin d'une pause. Je pose ma main sur la cuisse de mon frère en signe de compassion. Je n'aime pas le voir dans cet état. Le voir frustré de ne pas trouver la réponse. Mais je ne peux pas l'aider. Lui dire qu'Upsilon est au moins derrière le meurtre d'Adam et que oui, c'est probablement une histoire de benders. « Hey, tu réussiras à résoudre cette affaire, promis. Peut-être que Casey a raison dans un sens, on est peut-être passés outre tout ça mais il y a des cons et fous partout, malheureusement. » Comme un moyen de me pardonner, j'essaye de lui donner une piste. Quelque chose pour le mener vers l'idée de Casey et cela m'effraie.
Je passe mes mains sur mon visage pour essuyer la fatigue et mes pensées contradictoires alors qu'Eliott continue de parler. « Tu te rends compte que tu me parles d'un cercle vicieux, là ? Tu prends tes cas à la maison mais tu sais que personne ne t'aimerait parce que tu prends tes cas. Essaye de ne plus les prendre déjà, ce sera plus facile. » Oui, bon, c'est ce qu'on dit, plus facile à dire qu'à faire, mais je ne sais pas quoi lui dire d'autre. Il souffre quelque part de sa situation. « Puis faire des heures supp' à la maison ne réussit à personne tu sais. Même si moi je te dis ça et je fais mes heures supp' au cabinet. » C'est à mon tour de rire. « Regarde où ça nous mène, on travaille trop au point d'avoir des cernes horribles. Puis embête Wren si tu veux pour qu'il vienne au Dojo avec toi car de un, ça va lui faire plaisir de connaître les bases du Kung-Fu, et donc de lui faire éviter sa mère au Dojo Diamant et de deux, lui aussi fait trop d'heures supp'. Bon, de trois il va probablement te rétorquer que non, monsieur prend soin de lui, mais si tu lui balances les bons arguments, tu sais très bien que ça va passer. » Je ris de plus belle, de bon coeur cette fois, en reprenant une gorgée de ce café devenu froid. J'ai dû refroidir le liquide sans faire exprès. Alors, reposant la tasse presque vide, je m'avachis sur le canapé et tourne la tête vers mon frère. « Tu sais quoi ? Il faudrait vraiment qu'on se les prépare ces vacances. On en a tous besoin après tout. Washington est une ville bien trop pesante en ce moment. J'aimerais une semaine sans boulot, loin de ces horribles choses qui se passent. Sans prises de têtes ou de visites impromptues à faire sans que je puisse contrôler quoi que ce soit. » Inconsciemment, je venais de parler de mes propres visites chez les membres de mon cluster. Inconsciemment, je venais de lui donner un indice fondamental sur ce qui m'arrive depuis des mois. Et je ne m'en suis pas rendue compte.
© 2981 12289 0
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
 Messages : 845
 Date d'inscription : 12/02/2016

 Crédits : juxebox joints(avatar) & tumblr (gif)

 Âge du personnage : 31 ans
Ven 29 Avr - 17:38  
 

family portrait
eleanor & eliott

Les rails d'un chemin de fer courent vers des horizons qui nous sont inconnus. Ils amènent tous à un but, tout comme le fait la vie. On ne sait pas par quelle gare l'on doit passer, mes toutes les étapes sont importantes. Là encore, j'ai toujours tenté d'avoir une emprise sur ma vie, l'organiser, la clarifier même. Mais de nos jours, je me pose de plus en plus de questions. Ai-je bien fais de quitter l'armée ? Suis-je tellement un aimant à relations gâchées ? Aurais-je un jour, la possibilité de faire mieux, de me dévoiler, d'être enfin bien dans mes pompes et ne plus me poser de questions ? Clairement, le jour n'est toujours pas venu. La pluie me distrait, elle court sur les vitres de la maison d'Ellie.

Je devrais être la personne qu'elle connaît le mieux et inversement, cependant, je ne vois pas qu'elle va mal. Qu'il y a bien plus qu'y ne tourne pas rond dans sa vie, peut-être à cause de ma fatigue, à cause de toutes ces pensées qui m'assiègent la plupart du temps. Je souris, j'écoute, mais je ne décèle pas le malaise de ma sœur. Elle fait passer mon bien-être avant le sien, sans même que je ne puisse le concevoir. Elle me dit que Casey doit avoir sa vérité, comme nous la nôtre certainement. « Je vais creuser ça… Mais c'est tellement improbable... » Ma voix n'est pas forte parce que je suis un gars calme, posé. Mais là, elle se perd dans mes lèvres. Elle me propose de prendre son amoureux au Dojo, je connais bien mon meilleur ami pour le reconnaître dans ses propos. « Il continue à rester le soir ? Votre vie doit être excitante ma petite sœur, ça me fait peur. » Je ris, de bon coeur. « Si ta vie intime est moins garnie que la mienne, il y a un problème ma petite sœur. » Le gros lourdaud bien entendu, mais c'était bien plus fort que moi. J'adore leur faire ça, les filles détestent lors que j'évoque ce sujet ou leur parle de mes partenaires. Ce que je comprends, mais ça n'en reste pourtant pas moins drôle. Puis leurs petites têtes totalement décomposées lorsque je leur dis. Elle parle de vacances qu'il nous faudrait à tous. Je souris, acquiesçant de la tête. « Comment ça des visites impromptues ?! Je suis toujours désiré soeurette ! Et tu remarqueras que j'ai fais des efforts, j'arrive en faisant du bruit. Au moins, j'éviterais de te voir à poil avec mon meilleur pote…. » Je souris, puis bois un peu de mon café qui est toujours chaud. Je m'en brûle même légèrement les lèvres et c'est à ce moment que je vois que mon café fait encore un peu de fumée d'eau alors que celui de ma sœur ne le fait plus. Par habitude, je prends son mug de mes deux mains avant de lui reposer chaud sur la table. « Parfois ça aide... »

electric bird.
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Eleanor Young
Pitch Framboise
 Messages : 880
 Date d'inscription : 25/07/2015

 Crédits : moi-même pour l'avatar, okinnel pour la sign, tumblr pour le gif

 Âge du personnage : 28
Sam 21 Mai - 0:24  
 
Eliott & EleanorFamily portrait.Sa détresse face à son dossier me fit du mal mais, parce qu'il s'appelait Eliott Young et qu'il avait toujours le sujet ou la remarque qui faisait basculer une conversation, mon frère réussit à me changer d'humeur en parlant d'autre chose. Parler de Wren absent nous fit bifurquer sur un sujet plus léger. Ou beaucoup plus tendancieux aussi. Alors que j'essayais de le convaincre d'emmener Wren avec lui au Dojo Rubis pour lui permettre d'apprendre le Kung-Fu et pour le faire sortir de son boulot, voilà qu'Eliott me faisait une remarque lourdingue sur ma vie amoureuse et plus précisément ma vie intime. Je ne pus m'empêcher de prendre un air outré avant de lui balancer le coussin le plus proche - derrière moi sur le canapé- à la figure. C'était du Eliott tout craché. « C'est bien gentil de te préoccuper de moi, grand frère, mais tout va bien pour nous, merci. Et puis, occupe-toi de la tienne de vie amoureuse au lieu de m'embêter sur la mienne ! » Je lui répondis à moitié en riant, bien consciente qu'il ne faisait ça que pour m'embêter. Alors je continuai sur cette voie. « Et puis tu es le premier à dire de ne pas vouloir nous voir "à poil". Comme nous non plus, on t'épargne tout alors. Les histoires, les détails et même nos agendas. » Je ponctuai ma fin de phrase d'un haussement de sourcil suggestif avant de me rendre compte que j'étais plus ridicule qu'autre chose. Je ne savais pas si ma phrase faisait vraiment sens mais je ne pouvais m'empêcher de dire qu'elle sonnait beaucoup mieux dans ma tête.
Cela ne m'empêcha pas de continuer sur ma lancée pour parler de vacances et de ces « visites impromptues » qui me dérangeaient tant. Heureusement pour moi, me rendant bien trop compte du sous-entendu derrière cette remarque, Eliott supposa tout autre chose, loin de se douter de ce que je voulais dire. Et voilà que ma culpabilité refaisait surface. Ne rien lui dire est et était la meilleure solution. Ne rien lui dire est et était la meilleure solution. Rentre-toi ça dans le crâne, Ellie et arrête de t'en vouloir. Je martelais mon cerveau de cette phrase tout en continuant la conversation. « Je suis sérieuse Eliott, ça fait sincèrement combien de temps qu'on n'a pas quitté cette fichue ville, hein ? Tout le monde a besoin de vacances pour ne pas craquer et là... Là on les mérite certainement beaucoup plus que les autres... Et merci de l'avoir réchauffé. » Je terminai ma phrase avec un sourire alors que je reprenais une gorgée du breuvage désormais redevenu chaud. Cela aidait parfois d'avoir un frère bender du feu. Parfois. Reposant la tasse sur la table, je me levai d'un coup pour aller chercher mon ordinateur portable, toujours aussi sérieuse de nous trouver des vacances. Et me trouver une distraction par la même occasion. Je me mis face à mon frère aîné et, avec un regard rempli de défi, je lui dis « Vas-y, donne moi une destination. La première qui te passe par la tête et je regarde les disponibilités, les prix des billets et tout. » Cela ne me ressemblait pas de ne rien préparer et d'être aussi spontanée (du moins dans ce genre de situation). Seulement plus j'essayais de lui vendre ces vacances et plus je me convainquais de leur utilité. Alors pour une fois, j'agissais sur un coup de tête. Une fois n'était pas coutume, non ?
© 2981 12289 0
Contenu sponsorisé
  
 
 Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Sky&Elya | family portrait
» The Moon family portrait
» Family Portrait -Venise, ITALIE- [R. ♥]
» (F) my family portrait
» portrait de personnages illustres

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Chasing Light :: Washington D.C. :: Penn Quarter :: Appartements-