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After all this time

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Mer 17 Fév - 17:16  
 
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Eliott & Casey



La rubrique des chats écrasés, je suis désolée, mais ce n’est pas pour moi. J’aime bien aussi faire les papiers sur les matchs de Pro—Bending, c’est vrai, mais je suis journaliste d’investigation, et mon patron a parfois tendance à l’oublier. Et je n’aime pas ça. Je regarde mon tableau, celui sur lequel j’ai affiché toutes mes pistes, toutes mes photos, les articles, les indices que j’ai pu compilés au sujet de la mort des Benders et sur l’existence supposée d’Upsilon, principalement à partir des archives. Mais je n’avance pas. Rageant intérieurement, j’attrape mon sac et je sors. Il faut que j’aille sur le terrain, il me faut des infos de premières mains. Autrement dit : la police.

Ils commencent à avoir l’habitude de me voir, de râler pour la forme quand j’apparais mais ils ne tentent même plus de m’empêcher de passer. Je repère vite le responsable de l’enquête… qui pousse un gros soupir en me voyant…

« Mademoiselle Williams…
- Montgomery, Paxton, Harrison, vous n’allez pas me faire croire que vous n’avez aucune piste sérieuse. Donnez-moi au moins une information. Certains Benders soupçonnent un retour d’Upsilon et ce sont des soupçons tout à fait crédibles. Vous le savez. Combien de morts de Bender suspectes ? Je suis sûre que si je demandais à fouiner dans les archives publiques, je pourrais en trouver toute une liste. Et les gens se feraient très vite une opinion sur le fait qu’on lui cache… »

Il m’interrompt en râlant un bon coup. Oui, je sais, je lui casse les pieds. Oui je sais je ne fais qu’entretenir une paranoïa. Mais il n’a pas vécu ça lui, la traque, la peur. Ma mère l’a connu et je sais que la haine ne s’arrête pas d’un coup.

« Vous savez quoi ? Allez dans ce bureau là-bas, emmerder quelqu’un d’autre, moi j’ai à faire. »

Un petit sourire en coin et je le regarde partir avant de fixer ce coin du poste. Pas encore eu l’occasion de m’aventurer aussi loin. C’est l’occasion. D’un pas déterminé, je m’avance vers la direction indiquée. J’ouvre et referme la porte sur moi.

« Avant toute chose, c’est la faute de votre supérieur si je suis ici. Deuxièmement je suis têtue et je… »

Je m’arrête immédiatement, et de parler et de bouger quand je vois la personne face à moi. Les engueulades, les doigts qui se crispent sur les draps, les baisers, les réveils le matin, LA dispute… Je reste figée quelques secondes qui me paraissent une éternité. Et puis la douleur. La colère, celle qui m’a jadis fait du mal et qui fait que je suis parfois encore aujourd’hui borderline.

« J’ai des questions à poser au sujet des meurtres des Benders. Je travaille sur un article, enfin… plus un sujet d’investigation qu’une simple dépêche. L’élimination comme ça, ça ressemble à ce que ma mère disait des méthodes d’Upsilon, mais j’ai besoin d’avoir des informations sur les corps pour confirmer ou non cette théorie. »

Je le regarde un instant, ne sachant pas vraiment comment me comporter face à lui. Un an ensemble… deux ans sans se parler. Et tout ça à cause d’un article. J’avais merdé, mais il ne m’avait pas laissé la moindre chance, m’abandonnant à son tour. Il faut croire que les hommes de ma vie finissent tous par me laisser en arrière. J’avais juste fait la bêtise de croire que ce serait différent avec lui. Et ressasser ça n’est pas bon, je sens déjà la chaleur m’envahir, mais je refuse de le lui montrer.

« Je veux juste alerter la population, les mettre en garde. Je ne savais pas que tu travaillais sur l’affaire et crois-moi, j’te ficherai la paix, mais j’ai besoin de réponse, et je ne compte pas repartir bredouille, je travaille dur sur cet article. »

Et il sait ce que ça représente pour moi, l’histoire de ma famille avec Upsilon est compliquée… Mais si je m’attendais à le voir lui, ici et aujourd’hui…

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Mer 17 Fév - 18:33  
 

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casey & eliott
J'avais certainement pressentis que cette journée allait être catastrophique. J'aurais réellement dû voir et écouter les signes qui me suggéraient de ne pas sortir de chez moi. Encore une fois, je m'étais réveillé en sursaut. Des sueurs froides coulaient le long de mes tempes et de mon dos. Encore un mauvais rêve. L'armée n'était pas une période de ma vie si gaie en fin de compte, parfois les souvenirs refaisaient surface et alors, plus rien n'allait dans mon sens. J'étais bien trop souvent habité par les fantômes de mes frères tombés au combat. Et dire que ce n'était que le début de la journée. 4H s'affichait sur le réveil, déjà debout, super. Après m'être levé et qu'il n'y avait rien d'autre à faire dans mon appartement. Je guettais les rues de Washington, les trouvant bien vides. J'avais besoin de me débarrasser de ces images, de ce sentiment qui prenait part de moi. Il me suivait dans toutes les pièces du logement, c'était sans fin… Courir serait la meilleure chose à faire pour moi.

Rien que lors de mon petit jogging, je m'étais rétamé une fois, puis quand je suis arrivé au poste j'ai failli me prendre une porte en pleine tête. Rien n'allait dans mon sens. J'étais dans mon bureau, pas d'appel, pas de cadavres, pas de meurtriers dans les rues de la capitale. Ce n'est qu'après avoir bossé quelques heures, eut pris ma pause déjeuné que le pire arriva. Rien de bien méchant vous me direz… « Avant toute chose, c’est la faute de votre supérieur si je suis ici. Deuxièmement je suis têtue et je… » C'était cette voix qui m'avait glacé dans le fauteuil. Je ne la connaissais que trop bien. Je l'entendais encore dire mon prénom tout doucement. Mon regard se posa sur ses lèvres, puis je me fis plus froid que jamais. Nous n'avions plus rien à nous dire. Casey n'était qu'une période révolue. « J’ai des questions à poser au sujet des meurtres des Benders. Je travaille sur un article, enfin… plus un sujet d’investigation qu’une simple dépêche. L’élimination comme ça, ça ressemble à ce que ma mère disait des méthodes d’Upsilon, mais j’ai besoin d’avoir des informations sur les corps pour confirmer ou non cette théorie. »

D'un coup sa voix n'était plus la même et pour cause. Je me souvenais comme si c'était hier de notre rupture, les assiettes, les cris et une porte claquée. L'une des plus longues relations que j'avais eu, la fin la plus tragique, certainement. Je ne disais rien, ma mâchoire était contractée. Je ne lui avais toujours pas donné l'épée qu'elle avait plantée dans mon dos et la revoilà, la bouche en coeur pour de nouvelles informations. La coïncidence n'allait pas m'amuser longtemps. « toujours à la quête d'informations… Certaine personne ne change pas apparemment. » « Je veux juste alerter la population, les mettre en garde. Je ne savais pas que tu travaillais sur l’affaire et crois-moi, j’te ficherai la paix, mais j’ai besoin de réponse, et je ne compte pas repartir bredouille, je travaille dur sur cet article. » "travailler dur". J'eus un petit rire, c'était bien plus fort que moi. La rage reprenait part en moi. Il fallait que je l'affronte. Ma langue se délia comme par magie pour devenir plus acerbe. « Encore une fois, Cas', tu ne penses qu'à toi et ton travail. » Mon regard se posa dans le sien. Rappelant que trop la dernière dispute que nous avions eu. « Tu penses réellement que moi, je me soucis de ton travail alors que tu as faillis me faire perdre ma place ? Tu crois quoi ? Que c'est simple aussi d'être flic ? Que ma réputation n'était pas en jeu ? » Les retombées avaient été négatives. Par chance et aussi grâce à une carrière comme la mienne, je n'avais presque rien eu. J'avais clairement perdue la confiance de mon patron qui ne m'avait toujours pas pardonné les fuites, même pour une enquête si mineure. « Si tu veux des infos, va ailleurs. T'en auras pas de ma part. »
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Mer 17 Fév - 22:31  
 
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Eliott & Casey



Je m’attendais à ses piques évidemment, c’est pour cela que je les ignore au départ. Mais très vite, ça ne devient plus possible. Cas’… Je l’entends encore m’appeler ainsi en se glissant dans mon lit. Mais son ton… son ton est celui de notre dernière conversation. Celle qui m’a mise ko pendant des jours. Celle qui m’avait valu une cuite mémorable après plusieurs années de sobriété. Je croise les bras sur ma poitrine, me mordant la lèvre inférieure avant de m'énerver.

« Je sais que j’ai merdé Eliott ! Je ne savais pas que tu aurais des ennuis et… mais merde, on a déjà eu cette conversation ! »

Je ne m’en souviens que trop bien. Ça roulait… on avait fêté nos un an. Ma relation la plus sérieuse. Autant nous avions cassé quelques assiettes lors que nous nous étions aimés la première fois, emportés par notre élan, autant à la fin les assiettes avaient volé parce que nous étions incapables de nous parler normalement. Je baisse d’un ton, respirant, tâchant de ne pas m’énerver davantage.

« Des infos officielles, c’est tout ce que je te demande. Je ne compte pas te prendre en traitre, je veux l’avis d’un flic. Tu veux bien faire ton job ? Moi aussi, j’ai plus que ça au cas où tu aurais oublié. »

En plus, il doit savoir qu’avec ou sans son aide, je fouinerai, et que ça serait plus moche sans son aide. Et il a raison sur un point, je ne pense qu’à mon job. Parce qu’il n’y a eu personne d’aussi important que lui dans ma vie. Impossible de refaire confiance après ça. Encore une fois, mon regard se perd brièvement sur lui. Qu’il m’abandonne, c’est une chose. Qu’il m’en veuille aussi, je peux le comprendre. Mais qu’il ne comprenne pas l’importance que cela revêt, ça me dépasse. Il est Bender lui aussi, ces meurtres doivent forcément lui parler. De même que les rumeurs sur Upsilon. Il ne peut pas y être indifférent. J’avais merdé avec mon article. Désormais je veux faire les choses dans les règles. Sauf si réellement il veut la guerre. S’il ne m’aide pas, je n’aurais aucun scrupule à divulguer les informations que je trouverais seule. En revanche, s’il m’aide, cette fois, ce sera différent.

« Oublie deux minutes qui je suis, ça ne devrait pas être trop compliqué. Je suis journaliste, tu es policier. Vous allez avoir des tonnes de journalistes qui vont débarquer et tu sais que je ne sortirai pas de ce bureau. »

Ça, il est le mieux placé pour savoir quelle tête de mule je peux être. Néanmoins, il doit bien remarqué les progrès que j’ai faits. Il y a deux ans, j’aurais explosé plus vite. Il fallait dire qu’à l’époque j’étais amoureuse. Depuis, j’ai compris que je ne pouvais compter sur personne, que personne ne pardonnait jamais vos défauts. Qu’il ne me pardonnerait jamais. Alors je me dois de lui faire face. Il m’a rayée de sa vie, oublier qu’on a été ensemble lui et moi ne devrait pas être trop difficile, non ? Et moi je n’ai que mon boulot, que ça. Il n’y a que dans ce domaine que je peux exceller, alors j’irai au bout.

« Est-ce qu’il y a eu un mode opératoire identique ? »

Je le regarde droit dans les yeux, tâchant d’avoir l’air le plus neutre possible, alors qu’à l’intérieur ça bouillonne. Mes profs au dojo seraient fiers de moi, même si je sens ce crépitement en moi, celui qui précède le feu. De gros progrès sur la gestion de la colère, mais je ne sais pas si ça suffira.

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Mer 17 Fév - 23:21  
 

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casey & eliott
Elle était là, toujours aussi belle et insolente. C'était cet aspect indépendant que j'avais tout de suite aimé chez elle. Elle n'avait pas besoin de moi pour devenir quelqu'un et n'était pas là pour mon nom de famille. C'était Casey Williams qui n'avait pas besoin d'Eliott Young… Mais je dois m'avouer vaincu lorsque je le suis… Elle m'avait rendu accroc à elle. C'était même pour ça que j'avais tout arrêté. Comme j'avais arrêté l'armée, sur un coup de tête, une décision de trop et encore une fois, je repartais de zéro. Physiquement, elle était toujours la même, mentalement, elle avait l'air d'avoir changer. Cependant, toujours journaliste à fouiner là où il ne le fallait pas.

Casey s'avoua vaincu, qu'elle n'avait pas mesurer les conséquences. Je veux bien te croire. J'étais toujours coincé dans mon fauteuil, je n'avais pas envie de la regarder de haut. Elle était sur mon territoire et je pourrais bien la fairepartir aussi vite qu'un claquement de doigt. La rage prenait toujours part en moi, rendant mon visage franc et ferme.Trop se sentiments et d'émotions s'entrechoquaient en moi pour que je parle. Même si l'histoire était terminée, que la porte était fermée, que nous avions tous les deux continuaient nos chemins, une part de moi regretter l'avoir laissé là. Ne plus la prendre contre moi, ne plus me réveiller tout contre elle, ne plus avoir son parfum lorsque je déambulais dans mon appartement… « Pour l'instant, il n'y a pas d'informations officielles, Casey. Les meurtres ne sont pour le moment pas reliés. Il n'y a rien qui prouve que ce soit un complot ou des crimes perpétrés par les mêmes personnes. » Je la regardais, je savais très bien qu'elle se retenait de prendre ce petit carnet qu'elle avait toujours sur elle. Peut-être ne m'infligerait-elle pas cet affront. Pas maintenant. Son métier avant tout, le mien avant elle.

C'était peut-être aussi cette façon d'être investis, voire trop, dans notre travail qui avait précipité notre chute. Si ma volonté n'avait pas été de nous faire tombé, serions-nous toujours ensemble ? Si elle ne m'avait pas trahi, où en serions-nous ? Comme une faille à ma carapace, mes émotions prenaient le dessus. Enfermés dans un 9 mètres carré, les lumières des néons vacillaient. Mon regard s'était posé dans ses yeux ambrés, elle disait la vérité et je le savais, je connaissais l'histoire de sa famille et je ne pouvais pas m'empêcher d'y penser. Elle ne faisait pas ça que pour la une, mais c'était aussi une quête d'informations personnelle. « Il y a des tonnes de journalistes qui vont arriver, oui. Mais c'est pourtant toi qui est dans mon bureau Cas. » Mes mains vinrent se posées sur le bureau, mes paroles étant toujours aussi froides. Mes émotions prenaient le dessus et les lumières à présent clignotaient. C'était surtout le "Je ne quitterai pas ce bureau" qui l'emmerdait. « Est-ce qu'il y a eu un mode opératoire identique ? » « Tu sais comme moi que je ne peux pas te dévoiler ce genre d'éléments d'enquête avant le communiqué de presse. C'est peut-être mon boss qui t'as envoyé ici, mais t'es toujours pas la bienvenue. » c'était peut-être aussi les tonnes de café que j' avallais qui me rendait si faible et si impatient, je ne me contrôlais pas et c'était assez visible. Tous les appareils électroniques n'en faisaient qu'à leur tête.

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Jeu 18 Fév - 13:02  
 
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Pas reliés hein ? C’est ça qu’on est censé croire ? Je n’y crois pas. Je ne sais pas pourquoi, je le sens au plus profond de mes entrailles. Ces meurtres ont forcément une raison d’être. Et je ne me satisferai pas de la version officielle. S’il veut jouer à cela, dès demain j’irai me renseigner encore plus sur les familles des victimes, je trouverai leur point commun, outre leur nature. Même si ma mère avait trahi mon père, même si j’avais la trahison dans le sang apparemment, je devais aux femmes Benders de ma famille la vérité. A elles, que je n’ai pas revu depuis des années et à tous les autres.

Il a été ma famille, lui, Eliott. Ou en tout cas l’illusion que je pouvais avoir une famille et compter pour quelqu’un. Juste une chimère, comme me le fait comprendre son regard glacial aujourd’hui. Oui, c’est moi, dans son bureau. Ni lui ni moi ne nous attendions à cela c’est vrai. Sans le lâcher du regard, je suis toutefois consciente de ce qui se passe autour de nous. Les lumières vacillent, et je sais ce que cela veut dire. La dernière fois que j’ai assisté à cela c’était lorsque nous nous sommes quittés. Les ampoules avaient grillé… et j’avais mis le feu aux magazines qui trainaient sur la table.

Alors on en est toujours là, deux ans après ? Pourquoi est-ce toujours aussi vif et aussi pénible ? J’aurais cru que la colère se serait estompée avec le temps, pour lui comme pour moi. Ça aussi ce n’était qu’une chimère.

J’aimerais dire que c’est son refus de me donner des infos qui me met dans cet état, mais la vérité, c’est que c’est la suite qui me pique. Je reste muette un instant, refusant qu’il entende le moindre tremblement dans ma voix alors que les appareils autour de nous n’en font qu’à leur tête. Sauf que ça m’échappe. Ma rage, appuyée par les rayons du soleil qui filtrent par la fenêtre, fait que des étincelles s’échappent de mes mains, que je m’empresse de croiser avant de provoquer un accident et d’avoir des ennuis à cause de lui.

« Est-ce que j’ai seulement été la bienvenue au moins une fois, Eliott ? Tu n’attendais que ça, de me refermer la porte au nez. »

Je sens le feu qui grandit en moi, alors je détourne le regard. Ni sur lui, ni sur la fenêtre, pour me calmer et retrouver un minimum de paix. Je l’avais vu, au dojo, quand j’étais plus jeune. Je l’avais vu se battre. Si on en venait aux mains lui et moi, au vu de notre entrainement, ça ferait des dégâts.

« Félicitations, tout ce que ça prouve c’est que tu n’es qu’un membre de plus au club de ceux qui me détestent.  Donne-moi juste une info et je disparais de ta vie. Tu n’auras plus à supporter ma présence. »

C’est bien ce qu’il veut, n’est-ce pas ? Que je n’existe plus, que je n’interfère plus avec sa vie bien rangée de flic. Mon père, mon frère, lui. J’ai l’habitude, pourtant, les flammèches sont encore là. Maitrisées pour le moment, certes, mais pas pour très longtemps. Un dernier accord, un compromis comme on n’a pas su en faire il y a deux ans. On ne sait jamais. On est peut-être un peu moins cons qu’avant.

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Jeu 18 Fév - 19:21  
 

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La blessure ne s'était toujours pas refermée. Malgré la scène que nous avions eu, l'expression de nos mécontentements, une rupture interne n'avait pas eu lieu. Je n'avais toujours pas compris qu'elle et moi c'était bel et bien fini après deux ans de séparation. Elle m'avait marqué cette fille, putain, elle m'avait facilité mon intégration et grâce à elle j'avais eu un semblant de vie ici. Elle n'avait pas cherché à connaître mes démons. Elleavait pris le flic, le petit nouveau en ville qui n'arrivait pas à s'intégrer, celui qui n'a pas grand monde dans sonentourage. Maintenant, ma petite vie de flic en place, j'étais le seul de mon âge à ne pas avoir de femmes,d'enfants ou de semblant de vie intime. J'étais clairement cataloguer comme le gars qui reprenait du travail chez lui. Tout ce que j'avais se tenait devant moi.

Savait-elle que j'étais parti par peur de m'engager ? Que je n'étais pas prêt à vivre dans un appartement avec une femme ? Que j'étais trop jeune pour me faire briser ? Qu'avec mon travail, il était même dangereux pour elle d'être près de moi ? Les meurtriers courraient les rues. Il n'avaient que faire de nous, nous n'étions que despions dans leurs jeux. Et parfois, ils faisaient tout pour détruire les enquêteurs, et cela pouvait se traduire par décimer une famille.

Et c'est à ce moment qu'elle prends pour réagir enfin. Pour faire stopper ce qui me sert de coeur et mes mains se mettent à trembler. Mes émotions se lisent sur les lampes, leurs lumières vacillaient. Je sens mes mains impuissantes qui veulent trembler. Je ne veux rien montrer et pour cela, je les serre, l'une contre l'autre. «C'est faux et tu le sais… Je t'aim...ais. Je ne pouvais plus te faire confiance. C'est un pilier pour moi. Tu le sais et le savais. » Ma voix sifflait car je ne voulais pas l'élever et voir l'un de mes collègues débouler. Je déglutissais avec du mal, je regardais la maigre fenêtre que j'avais. Je n'avais plus la force de me contrôler, de me calmer si mon regard se posait sur elle. La vérité était balancée, nous la connaissions. Elle revint avec plus de force. « Des gens la déteste. » Non, je ne fais pas partis de ses gens, j'ai clairement la haine contre elle, mais je ne peux pas la détester. Je suis de ceux qui pensent que l'amour ne disparaît jamais réellement, c'est con. C'est même assez surprenant quand on me connaît, mais je suis comme ça. Je ne pourrais pas la détester car je sais pourquoi je l'aiaimé… Je me relevais alors, m'approchant d'elle comme de la pote. Quelques minutes de plus dans cet espace clis et le pire pouvait arriver pour l'un comme l'autre. Mes désirs devaient être contenues. « Je ne te déteste pas. Je n'ai juste plus confiance. » lâchais-je, nous n'étions plus loin de l'autre. Moins d'un mètre de distance. « J'y bosse sur ces morts. J'suis dessus et tu sais que je ne lâcherais rien. Je te contacte dès que j'ai une piste solide et vérifiée. » Je passais ma main derrière elle pour saisir la poignée de la porte. Trop peu de centimètres entre nous. Et ce parfum...

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Jeu 18 Fév - 21:22  
 
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Deux ans de silence. Peut-être aurait-il fallu continuer, parce que l’entendre dire qu’il m’aimait autrefois… Je ne sais pas ce que j’aurais voulu. Ne pas avoir mal, ça… Mais je suis masochiste aussi. Voilà pourquoi je reste, pourquoi je m’entête pour cet article au lieu de sortir et de nous épargner tous les deux. Je l’observe tandis qu’il s’approche, qu’il prononce ces mots. Plus confiance… Mon père est parti de la maison, me laissant derrière, pour la même raison. Il était incapable de me pardonner.

Je suis un peu surprise de sa proposition. M’appeler ? Surtout pour des informations, je dois bien avouer que j’ai du mal à y croire. C’est ce qui nous a brisés. C’est ce qui nous avait aussi rapprochés à une époque. Mais ce ne serait plus possible… Pourtant il est là, si près de moi, alors que je pensais ne plus jamais le revoir. Bien contre mon gré, je sens mon cœur qui bat plus fort qu’il ne le devrait. J’ai peur qu’il l’entende, alors que je ne ressens… enfin je ne sais pas ce que je ressens. Avant je me sentais protégée quand il était aussi près. Je glissais mes bras autour de ses hanches, mon nez dans son cou, et on pouvait rester comme ça, dans les bras l’un de l’autre. Aujourd’hui nos pouvoirs sont électrisés, et je n’arrive pas à mettre un mot sur ce qui tourne dans ma tête.

« Tu as encore mon numéro ? »

Loin de moi l’idée d’être acerbe, mais de rage il avait très bien pu effacer mon nom de son portable il y a deux ans. Ou quand il avait décidé de tourner la page. Moi je n’avais pas réussi à le faire. C’est con, je sais. Nous étions si proches, là. Il suffirait d’un geste. Un simple pas en avant… Derrière la porte, une voix gronde, tonitruante. Je reconnais la voix du commissaire en chef, et perçois quelques paroles au sujet de benders, de morts, de feu, d’eau… Pas assez nette pour que je comprenne exactement mais ces quelques mots suffisent à éveiller une inquiétude en moi. D’autres paroles vrombissent… Un Bender d’eau mort ? Là c’est la panique. Parce que ce n’est peut-être pas rationnel, mais je pense immédiatement à mon frère. Il est bender eau… et il soupçonnait un bender de feu d’être responsable de la mort de son père il y a presque dix ans. Et si c’était vrai ? Et si aujourd’hui il avait un problème ?

Je jette un regard paniqué à Eliott, ma main se refermant sur son poignet pour l’empêcher d’ouvrir la porte. S’il l’ouvre et que son supérieur me voit ici, il ne dira strictement rien et me fera sortir avec un bon coup de pieds aux fesses, et j’ai besoin de savoir, d’entendre le nom du bender. Faites que ce ne soit pas mon frère…

« On s’en prend aux benders… Eliott, est-ce que… »

Je n’arrive pas à formuler ma penser. Je ne sais même pas ce que je pense. Est-ce qu’il est arrivé quelque chose à mon frère ? Est-ce que c’est un cas isolé ou les benders sont vraiment ciblés ? Est-ce que des benders de feu trahissent les leurs ? Je ne peux m’empêcher de penser à ma famille biologique, dont je ne sais strictement rien, à part qu’ils balançaient le nom des leurs à Upsilon.

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Jeu 18 Fév - 23:44  
 

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Je n'osais pas m'approcher de Casey de trop près. Je savais très bien ce dont été capable un bender feu sous la pression ou sous l'effet de ses émotions. Je la connaissais bien, elle plus que les autres filles que j'avais fréquentées, même plus que je ne l'avais jamais pensé. Nous étions des personnes à part entière, mais notre élément nous rassembler. Beaucoup pensaient que je ne correspondais en rien à mon élément… C'était certainement dû à mes années d'entraînement, à ce travail profond que j'avais fais sur moi même pour m'assagir. Je connaissais bien le caractère assez impulsif qu'avait mes compères, je l'avais plus profondément en moi. L'armée avait aussi fait de moi quelqu'un d'autre, me faisant passer d'un gamin à un homme. J'en avais appris plus sur moi lors de mes six ans à l'armée que durant toute ma vie. Elle m'avait fait comprendre ma part des responsabilités, le respect de l'autre, l'organisation. C'était pour ça aussi que ce bureau était si bien rangé, tout devait être à sa place, tout devait être ergonomique.


Le hic, c'était elle. Ses cheveux bruns, sa peau velouté, ses yeux d'ambre. Sa voix résonnait alors. Si j'ai encore son numéro ? Je la regarde étrangement avant de secouer la tête négativement. Je me souviens très bien comment avait fini mon téléphone après notre rupture. Mort, comme les ampoules. Il était bien trop près de moi, j'avais irradié la salle de mes émotions instables, le petit n'avait pas survécu à ce combat. « Au pire, je t'enverraisun mail. On enquête pas sur une série de meurtres. Y a aucun lien entre les trois mis à part qu'ils sont bender. Et je te fais remarquer que des gens meurent tous les jours dans les rues. Sapiens, comme Bender. » Ma main était sur la poignée de la porte et j'entends Cochrane parler, sa voix rauque et grave. Même un chien pourrait l'entendre à des kilomètres. Ce n'est pas parler qu'il fait la plupart du temps, mais gueuler. Je me tais. Je sais que ce n'est pas en rapport avec les morts dont nous parlions juste avant. Un mort. Un bender eau ? Ou feu. Je ne comprends pas. En tout cas, ce n'est pas bon pour moi, j'essayais de la convaincre que rien n'était lié et tout retombe à plat. Je ne me débarrasserais pas d'elle. Et je me souviens…

Son frère et un bender eau. C'est ses yeux paniqués qui m'ont fait comprendre. Je secoue la tête, mais elle a déjà saisi ma main. « Ce n'est pas lui. » chuchotais-je, elle m'entendit. Elle revient à la charge, elle a peur, je connais son passé, je sais à quoi elle pense. Une chasse au bender. Comme du temps d'Upsilon, sa famille. Les pensées jaillissent dans mon cerveau en surchauffe. « Non, ce n'est pas lui. » Je tente de la convaincre, de la calmer. Mon regard se logea dans le sien, sûr, stable. Mes doigts frôlent les siens. La chaleur était au niveau de mon poignet, là où sont ses doigts, maintenant elle se disperse en moi. « Personne ne nous chasse, Cas. Personne ne peut te faire de mal, pas tant que je suis là. » Cette phrase aurait dû dire, tant que moi, le policier j'étais là… Parfois, t'es pas doué, Young.


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After all this time
Eliott & Casey



Un mail. On ne pouvait effectivement pas faire plus impersonnel. Son revirement, sa pique après l’esquisse de main tendue, suffit à me faire comprendre qu’il n’y a vraiment rien à attendre. Son but affiché est clairement de me remettre à ma place, qui est le plus loin de lui. J’aurais pu mal le prendre ou en souffrir si mon attention n’avait pas été mobilisée ailleurs. Mon frère est-il en danger ? N’est-ce pas une « coïncidence » trop énorme pour que ce ne soit pas une traque aux Benders ? Tout cela m’inquiète, m’angoisse même. Et je n’entends pas Eliott au début. Il faut que son regard accroche le mien pour que la panique diminue. Je ne sais pas pourquoi. Il a toujours eu cet effet-là sur moi, j’ignorais qu’il l’avait encore. Je ne fuis pas son regard qui ne vacille pas. Il semble sûr de lui. Sûr et posé.

Ses mots… Pourquoi me dire ça après m’avoir fait comprendre qu’il ne voulait pas de moi dans ses pattes, que je n’étais pas la bienvenue ? Pourquoi me dire ces mots, qui appartiennent à notre passé, quand il les pensait réellement, quand je lui avais parlé de ma vie et que nous étions lovés dans le canapé, lui, me protégeant de ses bras. Pourquoi ?

« Sauf que tu n’es plus là, Eliott… »

Je déglutis péniblement. Je suis seule depuis qu’il est parti, et je ne dois compter sur personne pour me défendre. La chaleur pulse dans mon corps, je ressens les battements de mon cœur dans chacun de mes membres. Il suffirait d’une poussée, d’une seule, pour que je m’empare de ses lèvres. Jadis, j’aurais même pu essayer de le convaincre de faire des choses peu catholiques ici même. Pourtant je n’esquisse pas le moindre geste, gardant pour seul contact sa peau contre la mienne, ma main sur son poignet. J’attends quelques instants, qu’on n’entende plus la voix de son chef. Si je sors, qu’il me voit et comprends que j’ai tout entendu, et qu’il voit Eliott, ça risquerait de lui retomber dessus. Quand il me semble que la voie est libre, je le regarde de nouveau.

« Je ne vais pas laisser tomber cette enquête, alors vous risquez de me voir souvent dans les parages. Mais j’ai besoin d’un service. Ce que le commissaire vient de dire… est-ce que tu peux regarder l’affaire de la mort de mon père. Enfin, le père… de mon frère. Lenny est convaincu qu’il a été tué par un bender de feu. Est-ce que tu peux regarder dans le dossier, avec ton œil à toi, s’il y a le moindre indice qui corroborerait cette idée ? Je pourrais demander à avoir accès au dossier mais ça me prendrait des mois, et je ne suis pas flic. »

Autrement dit, je n’ai pas son degré d’expertise. Je n’avais pas pris les allégations de mon frère à l’époque. En même temps, je remontais à peine la pente, j’étais à peine sevrée et je ne voulais rien entendre qui ressemble à un mal qu’aurait fait ma famille biologique avec qui je refusais et refuse encore tout lien. C’est une piste que j’ai peut-être ignorée trop longtemps, presque dix ans...

« Et je te fais confiance… »

Pour ne rien me cacher… il ne serait pas du genre à me cacher un élément pour se débarrasser de moi, surtout sur ce sujet. Et après tout, c’est moi qui porte la traitrise dans mon sang… Je me rends enfin compte que ma main est toujours sur son poignet, alors je le lâche. Je ne me suis jamais sentie aussi seule et aussi loin de lui qu’à cet instant présent. Tu n’es plus là, Eliott, et ça, ça change tout.

Je n’arrive pas à faire le moindre geste. Laisse-moi, encore… Retiens-moi… je ne sais pas.

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Ven 19 Fév - 16:40  
 

after all this time
casey & eliott
C'était cette proximité que nous n'avions pas eu depuis si longtemps qui faisait dérailler mon cerveau d'idées sordides. Comme si elle aurait pu vouloir de moi après ce que je lui ai fais ? Non mais vraiment, Eliott redescend sur terre. Elle avait changé de comportement en voyant que c'était moi le flic en question. Sa voix avait clairement changée, elle n'était plus celle qui me faisait rêver. C'était une autre Casey devant moi, cependant, je ne pouvais renier la relation qui nous avait unis. Et puis s'il y avait bien un journaliste qui ne tournerait pas mes mots dans un autre sens c'était bien elle. Ma respiration se faisait plus claire, plus simple. L'air avait un chemin plus simple vers les poumons. Je reprenais mes esprits. Pour l'aider, ça il n'y a pas de problèmes… Encore un coup d'oreille, j'espérais que mon boss soit parti. Nous avions écouter ce que Cochrane avait à dire, cela faisait plus d'une minute que nous n'avions pas entendu sa voix, il devait être parti. Aussi bruyant qu'il l'était, c'était assez simple à savoir s'il était là ou non.


« Sauf que tu n'es plus là Eliott... » Ouais, je n'étais plus là. Cela faisait bien trop longtemps que je n'étais plus là, que nos vies avaient pris des directions radicalement opposées. Elle faisait bien de me rappeler mes erreurs et tout ce que je n'étais plus pour elle. Cela m'aider à y voir plus clair. Elle ne ressentait plus rien pour moi, arrêtons de se faire des films veux-tu. Je n'ai pas répondu à cette missive, je n'en avais pas le courage, je n'avais pas les mots pour traduire ma pensée. Résigné, je l'écoutais par la suite. Encore un service à lui rendre, alors qu'elle ne m'avait pas fais de cadeau non plus. Elle ne s'était pas préoccupé de mes sentiments, de ma vie, de mon emploi. Mais c'était le père de son frère… Je savais à quel point c'était important pour elle, pour lui et malgré la rage que j'avais envers son comportement, je ne pouvais pas laisser une enquête dans le vide. J'y jetterai un œil, ce n'est pas comme si ça allait me tuer ou nous replonger dans une relation…

J'ouvrais la porte, il était temps que cet entretien se termine. Que mes pensées redeviennent comme avant, seule. « Et je te fais confiance... » « Au moins ça marche dans un sens... » soupirais-je. Les collègues n'allaient pas tarder à comprendre que nous n'avions pas une conversation en rapport avec le travail. Personne dans l'open-space ne regardait dans notre direction, mais je me doutais bien de ce qui allait se dire juste après. Comme s'ils avaient pu l'oublier en deux ans de temps. En fait… oui, ils l'avaient certainement oublié. Il n'y avait que le boss qui ne digirer pas mon erreur, les autres m'avaient rqelativement réconfortés et supportés. « Je ferais de mon mieux, Casey. Si j'ai des informations sur ce dont nous venons de parler, je t'enverrais mes idées ou les preuves par mail. » J'ouvris alors la porte en grand, encore une fois, une porte allait nous séparer… Et peut-être ne la reverrais-je pas de sitôt.

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